> Ton argument de base est valide, sauf que tu oublies que la traduction a un coût.
La non-compréhension du noyau par un chinois par exemple a également un coût dont souffre toute la communauté : la difficulté pour lui de contribuer au développement du noyau. On se prive d'un coup d'un 5e de la population. Si ce chinois cherche à atteindre un niveau suffisant en anglais pour pouvoir participer, cela a également un coût : énormément de temps et d'argent au détriment du noyau.
Le développement de Ruby au Japon montre, me semble-t-il, les limites de propagation lorsqu'une langue difficile d'accès est utilisée.
La GPL propose le libre accès au code source. Peut-on dire que cet accès est total pour quelqu'un qui ne comprend pas l'anglais ?
> L'autre point sur lequel je suis en total désaccord avec toi, c'est que segmenter les traductions des messages d'erreurs en plusieurs langues mène inévitablement à l'effet que j'ai déjà ecrit dans mon post initial.
Si tu veux parler de la difficulté de trouver des infos sur un problème : peut-être peut-on imaginer un moyen simple pour obtenir soit le message d'erreur traduit, soit l'original, soit les deux.
> Si tu veux protéger les languages, ce qui est tout à fait louable, alors enseigne les, écrit des essais littéraires, parle les, mais ne commence pas à mélanger la défence des languages et Linux.
Les langues ne se conçoivent pas en dehors de la vie réelle. GNU/Linux me semble justement un élément essentiel à la survie des langues. Rappelons que Windows XP n'est pas traduit en breton par exemple.
Si le noyau avait été développé par un communauté japonaise en japonais, est-ce que nous nous mettrions immédiatement au japonais ou est-ce que nous proposerions qu'il y ait un système de traduction pour faciliter sa compilation par exemple ?
> Nous avons, maintenant, déjà à disposition, un language parfaitement adapté aux discussions techniques qui est l'anglais. Que veux-tu de plus ??????
Je veux que l'accès à la science et aux techniques ne soit pas limité seulement aux gens qui ont la chance de maîtriser l'anglais et qui représentent une minorité.
Je veux auusi que cet accès n'impose pas de longues heures d'apprentissages voir une expatriation temporaire dans un pays anglo-saxon au détriment des autres cultures.
Je veux aussi que d'autres solutions soient étudiés avant d'être rejetées.
Pendant de nombreuses années GNU/Linux a été moins utilisable que Windows. Aujourd'hui celui qui n'envisage pas la solution GNU/Linux est criticable. Je crois que nous en sommes un peu au même niveau pour les langues communes. D'autres solutions existent mais peu de gens les connaissent ou acceptent de les étudier. Je ne peux que t'inviter à en prendre connaissance.
[^] # Re: Comment perdre son temps en une leçon....
Posté par risek . En réponse à la dépêche Projet relancé chez traduc.org : traduction du noyau Linux.. Évalué à 7.
La non-compréhension du noyau par un chinois par exemple a également un coût dont souffre toute la communauté : la difficulté pour lui de contribuer au développement du noyau. On se prive d'un coup d'un 5e de la population. Si ce chinois cherche à atteindre un niveau suffisant en anglais pour pouvoir participer, cela a également un coût : énormément de temps et d'argent au détriment du noyau.
Le développement de Ruby au Japon montre, me semble-t-il, les limites de propagation lorsqu'une langue difficile d'accès est utilisée.
La GPL propose le libre accès au code source. Peut-on dire que cet accès est total pour quelqu'un qui ne comprend pas l'anglais ?
> L'autre point sur lequel je suis en total désaccord avec toi, c'est que segmenter les traductions des messages d'erreurs en plusieurs langues mène inévitablement à l'effet que j'ai déjà ecrit dans mon post initial.
Si tu veux parler de la difficulté de trouver des infos sur un problème : peut-être peut-on imaginer un moyen simple pour obtenir soit le message d'erreur traduit, soit l'original, soit les deux.
> Si tu veux protéger les languages, ce qui est tout à fait louable, alors enseigne les, écrit des essais littéraires, parle les, mais ne commence pas à mélanger la défence des languages et Linux.
Les langues ne se conçoivent pas en dehors de la vie réelle. GNU/Linux me semble justement un élément essentiel à la survie des langues. Rappelons que Windows XP n'est pas traduit en breton par exemple.
Si le noyau avait été développé par un communauté japonaise en japonais, est-ce que nous nous mettrions immédiatement au japonais ou est-ce que nous proposerions qu'il y ait un système de traduction pour faciliter sa compilation par exemple ?
> Nous avons, maintenant, déjà à disposition, un language parfaitement adapté aux discussions techniques qui est l'anglais. Que veux-tu de plus ??????
Je veux que l'accès à la science et aux techniques ne soit pas limité seulement aux gens qui ont la chance de maîtriser l'anglais et qui représentent une minorité.
Je veux auusi que cet accès n'impose pas de longues heures d'apprentissages voir une expatriation temporaire dans un pays anglo-saxon au détriment des autres cultures.
Je veux aussi que d'autres solutions soient étudiés avant d'être rejetées.
Pendant de nombreuses années GNU/Linux a été moins utilisable que Windows. Aujourd'hui celui qui n'envisage pas la solution GNU/Linux est criticable. Je crois que nous en sommes un peu au même niveau pour les langues communes. D'autres solutions existent mais peu de gens les connaissent ou acceptent de les étudier. Je ne peux que t'inviter à en prendre connaissance.