Bon le premier point, c'est que les offres libres ça ne veut pas dire grand chose d'abord. Amazon, tout comme Microsoft ou Google utilisent une tétrachiée de briques libres, mais EKS, bien qu'étant un service Kubernetes autogéré, n'est pas un service libre. Dans un sens, le libre a déjà beaucoup de succès. Dire qu'il n'y arrive pas, c'est un peu faux.
Le second point c'est que tu n'utilises pas google workspace ou Office 365 parce que individuellement leur traitement de texte est bon ou parce que la messagerie fonctionne. Tu les utilises parce que ce traitement de texte viens avec une offre de service combiné SSO/IAM/Stockage/Messagerie email/Messagerie instantanée/videoconférence/Suite collaborative/backup/AI/DataAnalytics/Paiements/Gestion de flottes d'appareils et j'en passe les nombreuses fonctionnalités. Et ça tu ne le développes plus dans ton garage avec du matos de récup. Google a explosé ces 20 dernières années en partant du moteur de recherche puis en adsense, ça leur a donné les fonds nécessaires pour investir dans la R&D et inventer un truc et prendre de vitesse Microsoft sur quelque chose qui était embryonnaire encore: le bureau dans le cloud tout en les prenant de vitesse sur un autre marché: le pc pas cher avec les chromebook et qui a pu capter un publique très jeune via les marché scolaires. Je doute qu'ils auraient pu réussir s'ils n'avaient pas déjà 1. une chiée de pognon et 2. l'expérience des infras distribués via le moteur de recherche, adsense et gmail. Si une startup avait attaqué Microsoft en frontal sur un truc aussi disruptif que la suite en ligne directement, cette startup aurait probablement été rachetée par Microsoft avant d'attendre le succès que google a eu avec la recherche en ligne et adsense.
Le troisième point, c'est que de la même manière que Microsoft et Apple sont des anomalies et survivants des débuts de la micro informatique, Google et Amazon, ce sont deux grosses anomalies parmi des millers/millions de startups qui sont partis de rien lors de l'explosion d'internet. Ce n'est pas toutes les saint-glinglin qu'un truc de la taille de Google ou Amazon explose.
C'est mignon de dire "mais pourquoi le libre n'y arrive pas?" quand tu pourrais dire "mais pourquoi IBM et Oracle n'y arrivent pas?" et que c'est tout autant "mais pourquoi ces millions d'autres boites qui font du proprio n'y arrivent pas?". Il y en a tout simplement très peu qui arrivent à gagner des marchés aussi gros, et c'est rarement en offrant des solutions clé en main sous license libre que le grand mamazone peut cloner à tout moment que tu vas y arriver.
Et la réponse vient aussi en partie du fonctionnement capitalistique. Que tu fasses du libre ou du proprio importe peu. Si tu ne trouves pas un nouveau marché, assez gros, où les grands déjà établis soient n'existent pas soit se loupent complètement et sont pris de vitesse (on peut penser à des boites comme SpaceX ou Tesla ici), la meilleure option pour assurer ton avenir et devenir riche en tant que fondateur de startup, c'est d'être acheté par un des grands au point que c'en est devenu l'objectif de base d'une startup.
[^] # Re: Linux hélas c'est là qu'est l'OS
Posté par Psychofox (Mastodon) . En réponse au journal La fin de Windows 10 : une opportunité pour Linux ?. Évalué à 8. Dernière modification le 14 janvier 2025 à 17:25.
Bon le premier point, c'est que les offres libres ça ne veut pas dire grand chose d'abord. Amazon, tout comme Microsoft ou Google utilisent une tétrachiée de briques libres, mais EKS, bien qu'étant un service Kubernetes autogéré, n'est pas un service libre. Dans un sens, le libre a déjà beaucoup de succès. Dire qu'il n'y arrive pas, c'est un peu faux.
Le second point c'est que tu n'utilises pas google workspace ou Office 365 parce que individuellement leur traitement de texte est bon ou parce que la messagerie fonctionne. Tu les utilises parce que ce traitement de texte viens avec une offre de service combiné SSO/IAM/Stockage/Messagerie email/Messagerie instantanée/videoconférence/Suite collaborative/backup/AI/DataAnalytics/Paiements/Gestion de flottes d'appareils et j'en passe les nombreuses fonctionnalités. Et ça tu ne le développes plus dans ton garage avec du matos de récup. Google a explosé ces 20 dernières années en partant du moteur de recherche puis en adsense, ça leur a donné les fonds nécessaires pour investir dans la R&D et inventer un truc et prendre de vitesse Microsoft sur quelque chose qui était embryonnaire encore: le bureau dans le cloud tout en les prenant de vitesse sur un autre marché: le pc pas cher avec les chromebook et qui a pu capter un publique très jeune via les marché scolaires. Je doute qu'ils auraient pu réussir s'ils n'avaient pas déjà 1. une chiée de pognon et 2. l'expérience des infras distribués via le moteur de recherche, adsense et gmail. Si une startup avait attaqué Microsoft en frontal sur un truc aussi disruptif que la suite en ligne directement, cette startup aurait probablement été rachetée par Microsoft avant d'attendre le succès que google a eu avec la recherche en ligne et adsense.
Le troisième point, c'est que de la même manière que Microsoft et Apple sont des anomalies et survivants des débuts de la micro informatique, Google et Amazon, ce sont deux grosses anomalies parmi des millers/millions de startups qui sont partis de rien lors de l'explosion d'internet. Ce n'est pas toutes les saint-glinglin qu'un truc de la taille de Google ou Amazon explose.
C'est mignon de dire "mais pourquoi le libre n'y arrive pas?" quand tu pourrais dire "mais pourquoi IBM et Oracle n'y arrivent pas?" et que c'est tout autant "mais pourquoi ces millions d'autres boites qui font du proprio n'y arrivent pas?". Il y en a tout simplement très peu qui arrivent à gagner des marchés aussi gros, et c'est rarement en offrant des solutions clé en main sous license libre que le grand mamazone peut cloner à tout moment que tu vas y arriver.
Et la réponse vient aussi en partie du fonctionnement capitalistique. Que tu fasses du libre ou du proprio importe peu. Si tu ne trouves pas un nouveau marché, assez gros, où les grands déjà établis soient n'existent pas soit se loupent complètement et sont pris de vitesse (on peut penser à des boites comme SpaceX ou Tesla ici), la meilleure option pour assurer ton avenir et devenir riche en tant que fondateur de startup, c'est d'être acheté par un des grands au point que c'en est devenu l'objectif de base d'une startup.