• [^] # Re: après le no code, la no stratégie

    Posté par . En réponse au journal Les pique-assiettes de l'open source. Évalué à 6.

    Simplement parce que ces personnes sont fausses, elles ont un verni mais il y a largement plus important (une grande maison à pas cher est plus important pour la personne que de se loger dans suffisamment grand pour soit à côté d'un métro/TER/alimentation, par exemple, elle choisit d'avoir "besoin" d'une voiture pour se déplacer et prendre une voiture électrique ne fera qu'un verni de plus car le fond ne change pas : l'écologie n'est pas prioritaire en vrai, il y a plus important et non négociable).

    Encore quelqu’un qui ne veut pas comprendre les effets de systèmes !

    Ah, les dégâts incommensurables de la fable du colibri !

    Avoir à cœur de changer le système ne change pas le système pour autant : il faut vivre avec et suivre ses règles, même à contre-cœur. Comme le dit Friot « je n’ai rien contre l’ouvrier qui défend son emploi de merde puisqu’il en va de sa survie ».

    Il faut distinguer ce qui relève de l’individu et du système, en notant que jamais aucun système n’a pu changer par des actions individuelles : c’est par les actions de masse que les choses changent, et cela nécessite la prise de conscience de classe, point de départ nécessaire à l’émergence d’une organisation.

    C’est en cela que la fable du colibri est un poison : elle renvoie à l’individu la responsabilité d’un changement qu’il est bien incapable ne serait-ce que d’amorcer. Ça n’enlève rien au fait que chacun peut agir selon ses convictions, mais sans coordination, sans mouvement de masse, ces (minuscules) actions n’auront aucun effet global.

    L’exemple le plus frappant à mon sens est celui de l’eau : ça n’est pas en prenant des douches courtes que la situation de l’eau va changer, la consommation domestique d’eau ne pesant qu’environ 10 % de la consommation globale d’eau. Je le répète : ça n’empêche pas à chacun de faire ce qu’il pense le mieux, simplement, il faut avoir conscience que ça ne changera rien au sujet de la problématique de l’eau.

    NB : le corollaire de ce qui précède est qu’il est très malvenu de critiquer celles et ceux qui ne peuvent pas, bien souvent sous la contrainte de conditions de vie difficiles, se conformer à la fable du colibri, se débattre pour survivre étant déjà compliqué. Sans oublier que bien souvent, cette frange de la population est en réalité malgré elle plutôt bonne élève en matière d’émissions, lesquelles dépendent étroitement du niveau de vie.

    « Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »