En gros, ya les méchants, ya les gentils, et personne ne veut prendre la place des méchants. Cela me pose question sur comment on peut autant détester un système, avoir les bonnes solutions, mais préférez rester dans le système pourri. Monter une boîte, c'est quand même super simple chez nous, et vu le nombre de clients insatisfait des entreprises ici, il ne devrait pas y avoir de difficulté pour écraser le marché (sous entendu, remplacer les méchants capitaliste par de gentils entrepreneurs), embaucher tous le monde et que chacun soit joyeux et y trouve son compte.
Sur le fond tu as raison, on ne peut pas tout le temps critiquer le système en étant assis au loin, sans essayer de faire sa part.
Là où je te renvoie l'angélisme que tu dénonces, c'est que notre société n'est pas forcément aussi "simple" que tu l'évoques. Si nous étions dans un libéralisme juste et pragmatique, avec des agents économiques ayant le temps, les moyens et les compétences pour tendre vers des choix judicieux, oui, un "gentil" qui monterait sa boîte pourrais faire vaciller celle qui propose le même service mais avec un "méchant".
Pareil pour les promotions dans les grandes entreprises, si les RH et la direction étaient attentives à bien faire le travail qu'on attend d'elles pour assurer l'avenir et des profits justes, il y aurait peut-être moins de critiques de "gauchistes" dans les commentaires.
Dans mon expérience en entreprise (26 ans, 4 boîtes de tailles différentes), j'ai vu de tout, des "gentils" qui faisaient avancer tout le monde et apportaient des bons retours sur investissement, comme des "méchants" qui ne bossaient que pour leur gueule et leur avancement, et qui souvent généraient des problèmes et des surcoûts par leur incompétence. Ainsi que différentes déclinaisons de ces extrêmes.
Et c'est peut-être parce que j'approche des 50 ans et que je deviens aigri comme tout vieux qui se respecte, mais je trouve que la tendance des 10 dernières années est plutôt à la prise de pouvoir des "méchants" du haut en bas des hiérarchies, et à la mise sur la touche des "gentils". Schumpeter me semble avoir un peu trop de zélotes ces derniers temps.
[^] # Re: après le no code, la no stratégie
Posté par Micromy (site web personnel) . En réponse au journal Les pique-assiettes de l'open source. Évalué à 2.
Sur le fond tu as raison, on ne peut pas tout le temps critiquer le système en étant assis au loin, sans essayer de faire sa part.
Là où je te renvoie l'angélisme que tu dénonces, c'est que notre société n'est pas forcément aussi "simple" que tu l'évoques. Si nous étions dans un libéralisme juste et pragmatique, avec des agents économiques ayant le temps, les moyens et les compétences pour tendre vers des choix judicieux, oui, un "gentil" qui monterait sa boîte pourrais faire vaciller celle qui propose le même service mais avec un "méchant".
Pareil pour les promotions dans les grandes entreprises, si les RH et la direction étaient attentives à bien faire le travail qu'on attend d'elles pour assurer l'avenir et des profits justes, il y aurait peut-être moins de critiques de "gauchistes" dans les commentaires.
Dans mon expérience en entreprise (26 ans, 4 boîtes de tailles différentes), j'ai vu de tout, des "gentils" qui faisaient avancer tout le monde et apportaient des bons retours sur investissement, comme des "méchants" qui ne bossaient que pour leur gueule et leur avancement, et qui souvent généraient des problèmes et des surcoûts par leur incompétence. Ainsi que différentes déclinaisons de ces extrêmes.
Et c'est peut-être parce que j'approche des 50 ans et que je deviens aigri comme tout vieux qui se respecte, mais je trouve que la tendance des 10 dernières années est plutôt à la prise de pouvoir des "méchants" du haut en bas des hiérarchies, et à la mise sur la touche des "gentils". Schumpeter me semble avoir un peu trop de zélotes ces derniers temps.