• [^] # Re: Ctrl + N

    Posté par . En réponse au message Pourquoi GNOME est devenu un logiciel privateur de liberté ?. Évalué à 10.

    Le problème c'est que le choix de ne pas avoir le Bureau remplit d’icônes, je considère qu'il appartient à l'utilisateur, pas au chef de projet qui développe l'interface graphique.

    C'est pas au chef de projet GNOME de décider ce qu'il doit y avoir ou non sur le Bureau des utilisateurs. Si le chef de projet n'aime pas les icônes sur le Bureau, alors libre à lui de ne pas en mettre sur son Bureau à lui, mais pourquoi interdire à tous les utilisateurs GNOME de le faire ?

    J'ai l'impression que tu prend le phénomène à l'envers. De ce que je comprend, tu considères que par défaut un ordinateur doit disposer d'un environnement graphique composé d'un bureau sur lequel on peut librement choisir ou non de mettre des icônes. Et que ne pas proposer ce choix est "enlever" une liberté à l'utilisateur.

    C'est penser l'environnement graphique comme un pack complet duquel on enlèverait volontairement des fonctionnalités pour limiter l'usage. En réalité, les environnements graphiques sont d'une certaine façon des outils créés à partir du vide : on y assemble des fonctionnalités pour arriver à la fin à un ensemble cohérent et plus ou moins convivial.

    La plupart des environnements ont fait le choix de permettre à l'utilisateur d'ajouter des icônes sur le bureau, mais ça n'est pas un truc qui existe "par défaut" et n'importe quel autre choix est tout aussi valide. S'il existe une pelletée d'environnements, gestionnaires de fenêtre et compagnie, c'est justement parce que la vision de ce que doit être pour soi une interface confortable au quotidien est variable.

    Est-ce que je devrais dire que l'interface de Kde me prive de libertés car elle ne dispose pas des fonctionnalités présentes par exemple dans celle de Haiku ? Ça me semble absurde.

    Ah, aussi : ça n'est pas parce qu'une fonction a été enlevée avec un changement de version que ça invalide mon propos. Une nouvelle version repensée est de facto un nouveau logiciel, construit avec pour fondation un logiciel déjà plus ou moins complet. Mais les choix qui s'expriment concernant l'expérience utilisateurs sont les mêmes sur un changement de version que sur un nouveau logiciel avec un même nom. Oui, cela peut dérouter, faire râler des gens, les faire maintenir des versions alternatives, voire les faire partir vers d'autres horizons, et alors ?

    Je dis ça sans vouloir défendre la chose : je ne comprend pas Gnome, et j'ai beaucoup de mal à l'utiliser. Force est de constater que pour autant, ça convient à d'autres gens, alors pourquoi je me plaindrait alors qu'il existe des alternatives qui propose ce que je souhaite ?