Le titre du lien laisse à penser que la présentation porte sur le démarrage de linux sans bootloader. En l'occurence c'est en partie vrai, mais pas nouveau car UEFI a toujours permis de booter un noyau linux directement. Mais les distros ne mettent presque jamais ça en place, d'une part pour avoir une UX égale qu'on utilise un matériel avec ou sans UEFI, mais aussi pour les autres fonctionnalités: avoir un menu permettant d'éligir le noyau que l'on veut démarrer, booter un autre OS, accéder au firmware depuis le menu, etc. La partie intéressante de la présentation, c'est nmbl, qui permet d'utiliser linux comme bootloader afin de remplacer grub. Grosso merdo les ingés de redhat se sont rendu compte que:
grub doit implémenter plein de trucs déjà supporté par linux comme le support de divers systèmes de fichiers différents, tout ce code est un peu redondant.
grub a eu pas mal de failles de sécurité
du coups pourquoi ne pas faire grub avec linux. Ça fait moins de code à maintenir et corriger, une faille de sécurité de linux sera corrigée dans linux et dans le bootloader nmbl utilisant linux, etc.
Et c'est ce qu'on voit dans la démo à la fin, nmbl a deux mode: un où le noyau de la distro est booté automatiquement, mais sur lequel on peut changer des paramètres, un autre où on peut accéder à un menu interactif et choisir son noyau/OS.
Accessoirement les commentaires sur hacker news m'ont permis de découvrit que nmbl n'est pas le premier projet dans ce sens à utiliser linux comme bootloader puisqu'il existait déjà zfsbootmenu qui est un bootloader construit à base d'un noyau linux et du driver ZFS pour fournir les mêmes fonctionnalités que le booloader de FreeBSD et permettre de booter un système linux avec root sur ZFS en utilisant les dernières fonctionnalités proposées par openzfs, le support ZFS de Grub étant basé sur du vieux code ZFS hérité de la version d'Oracle. Il permet par exemple de booter sur différentes distros/kernels installés sur le même pool ZFS, de démarer depuis un snapshot en particulier, y compris si celui-ci est sur un dataset chiffré en proposant l'invite de passphrase directement au niveau du bootloader. Il est même possible depuis le bootloader ZFSmenu de faire un snapshot ou cloner un dataset avant de booter depuis-celui-ci.
# sans bootloader -- ou plutôt linux comme bootloader.
Posté par Psychofox (Mastodon) . En réponse au lien Démarrer Linux sans boot loader . Évalué à 4. Dernière modification le 09 juillet 2024 à 18:40.
Le titre du lien laisse à penser que la présentation porte sur le démarrage de linux sans bootloader. En l'occurence c'est en partie vrai, mais pas nouveau car UEFI a toujours permis de booter un noyau linux directement. Mais les distros ne mettent presque jamais ça en place, d'une part pour avoir une UX égale qu'on utilise un matériel avec ou sans UEFI, mais aussi pour les autres fonctionnalités: avoir un menu permettant d'éligir le noyau que l'on veut démarrer, booter un autre OS, accéder au firmware depuis le menu, etc. La partie intéressante de la présentation, c'est
nmbl, qui permet d'utiliser linux comme bootloader afin de remplacer grub. Grosso merdo les ingés de redhat se sont rendu compte que:grubavec linux. Ça fait moins de code à maintenir et corriger, une faille de sécurité de linux sera corrigée dans linux et dans le bootloader nmbl utilisant linux, etc.Et c'est ce qu'on voit dans la démo à la fin,
nmbla deux mode: un où le noyau de la distro est booté automatiquement, mais sur lequel on peut changer des paramètres, un autre où on peut accéder à un menu interactif et choisir son noyau/OS.Accessoirement les commentaires sur hacker news m'ont permis de découvrit que
nmbln'est pas le premier projet dans ce sens à utiliser linux comme bootloader puisqu'il existait déjà zfsbootmenu qui est un bootloader construit à base d'un noyau linux et du driver ZFS pour fournir les mêmes fonctionnalités que le booloader de FreeBSD et permettre de booter un système linux avec root sur ZFS en utilisant les dernières fonctionnalités proposées par openzfs, le support ZFS de Grub étant basé sur du vieux code ZFS hérité de la version d'Oracle. Il permet par exemple de booter sur différentes distros/kernels installés sur le même pool ZFS, de démarer depuis un snapshot en particulier, y compris si celui-ci est sur un dataset chiffré en proposant l'invite de passphrase directement au niveau du bootloader. Il est même possible depuis le bootloader ZFSmenu de faire un snapshot ou cloner un dataset avant de booter depuis-celui-ci.