Autant je comprends les défauts potentiels voire avérés des CVSS, car il y a des enjeux autour d'un seuil qualitatif et des intérêts contradictoires, autant je n'ai pas connaissance de beaucoup de soucis propres aux CVE.
Les CVE sont des identifiants, on les retrouve dans les alertes sécurité (de chaque distribution, éditeur, projet, etc.), dans le suivi de sécurité (comme https://security-tracker.debian.org/tracker/ https://launchpad.net/ubuntu-cve-tracker etc. ), dans les outils de sécurité (trivy, les dependabot/renovate, wazuh, etc.), dans les discussions autour de la sécurité (jusque dans les étiquettes sur linuxfr.org), etc. Bref c'est comme les identifiants SPDX des licences pour les inventaires logiciels (SBOM), les UUID pour identifier des volumes, etc., etc. Il y a des tas de CVE dont chacun se contrefiche (n'utilisant pas le matériel ou le logiciel ou la version concernée), s'accommode (aucun intérêt pour la sécurité, impact faible ou inexistant dans sa situation), doit faire avec (pas de solution connue/pas de correction fournie, exemple failles sur les "vieux" CPU). Potentiellement des CVE "abusives" (auquel cas il n'y aura pas vraiment de correction à prévoir).
Globalement les avantages me semblent très largement compenser le défaut de déclaration abusive (qui ferait perdre un peu de temps à certains), sauf à montrer de l'abus est massif.
Les CVSS sont censées aider à prioriser les corrections (de critique fin du monde à un gars touché au fond du Nebraska), mais au final, sauf impossibilité (blocage fonctionnel, incapacité à tester/risquer, changement de licence, etc.) j'essaie de déployer toutes les corrections disponibles (ce qui ne règle pas le cas des non disponibles). Mais c'est un point de vue d'adminsys, pas de spécialiste sécurité. Indirectement je me base sur les CVSS via les outils de sécurité que j'utilise (trivy ou les alertes sécurité reçues parleront de gravité critique/majeure/mineure en fonction du CVSS).
# CVE et CVSS ?
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . En réponse au journal En sécurité informatique, que valent les identificateurs CVE et les évaluations CVSS ?. Évalué à 5.
Autant je comprends les défauts potentiels voire avérés des CVSS, car il y a des enjeux autour d'un seuil qualitatif et des intérêts contradictoires, autant je n'ai pas connaissance de beaucoup de soucis propres aux CVE.
Les CVE sont des identifiants, on les retrouve dans les alertes sécurité (de chaque distribution, éditeur, projet, etc.), dans le suivi de sécurité (comme https://security-tracker.debian.org/tracker/
https://launchpad.net/ubuntu-cve-tracker etc. ), dans les outils de sécurité (trivy, les dependabot/renovate, wazuh, etc.), dans les discussions autour de la sécurité (jusque dans les étiquettes sur linuxfr.org), etc. Bref c'est comme les identifiants SPDX des licences pour les inventaires logiciels (SBOM), les UUID pour identifier des volumes, etc., etc. Il y a des tas de CVE dont chacun se contrefiche (n'utilisant pas le matériel ou le logiciel ou la version concernée), s'accommode (aucun intérêt pour la sécurité, impact faible ou inexistant dans sa situation), doit faire avec (pas de solution connue/pas de correction fournie, exemple failles sur les "vieux" CPU). Potentiellement des CVE "abusives" (auquel cas il n'y aura pas vraiment de correction à prévoir).
Globalement les avantages me semblent très largement compenser le défaut de déclaration abusive (qui ferait perdre un peu de temps à certains), sauf à montrer de l'abus est massif.
Les CVSS sont censées aider à prioriser les corrections (de critique fin du monde à un gars touché au fond du Nebraska), mais au final, sauf impossibilité (blocage fonctionnel, incapacité à tester/risquer, changement de licence, etc.) j'essaie de déployer toutes les corrections disponibles (ce qui ne règle pas le cas des non disponibles). Mais c'est un point de vue d'adminsys, pas de spécialiste sécurité. Indirectement je me base sur les CVSS via les outils de sécurité que j'utilise (trivy ou les alertes sécurité reçues parleront de gravité critique/majeure/mineure en fonction du CVSS).