• # Lol

    Posté par . En réponse au lien La psychologie du totalitarisme. Évalué à -5. Dernière modification le 15 octobre 2022 à 23:59.

    La synthèse de lecture est une petite perle à elle seule. Il y aurait tellement à dire. Mais évidemment, encore une fois, quelqu’un se revendiquant des sciences, qui n’a pourtant jamais mis un pied dans un labo, jamais produit le moindre travail de recherche et tout ceci pour mieux la nier.

    On devine assez bien l’objectif réactionnaire en sous-texte, et le complotisme qui essaie vaguement de ne pas s’afficher trop explicitement.

    Alors en vrac, sur quelques points importants :

    1. La psychologie totalitaire fait l’objet d’un vrai travail scientifique, avec des expériences, des enquêtes et des observations. Je renvoie à https://www.hacking-social.com/ qui vulgarise très bien sur ce sujet extrêmement difficile. Il sont en train de sortir une série sur leur chaîne youtube horizon-gull. Faire la différence avec un essai (ce qu’est le travail d’Hannah Arendt, par exemple) ou pire, quelqu’un dont ce n’est pas du tout la discipline (un clinicien ! O_o).

    2. Un papier scientifique n’a pas vocation à publier un résultat scientifique établi. Un article scientifique est un outil de communication par lequel un chercheur publie son travail. Le jugement par les pairs et le comité de lecture des revues n’ont absolument rien à voir (oui la TeB, M. Sam &co racontent n’importe quoi à ce sujet). Un relecteur s’assure juste d’un niveau de qualité minimal sur la forme (rapelons qu’il fait ça bien souvent sans rétribution, les éditeurs qui se gavent sur le dos de la recherche et de l’argent public, par extension... tout un sujet). Le jugement par les pairs ? c’est tout simplement les lecteurs du dit papier scientifique qui vont le discuter, entre eux, en contactant l’auteur, etc. En poursuivant ou en contredisant son travail. La reproduction d’une expérience déjà réalisé a un intérêt scientifique absolument nul. Son seul intérêt est de démasquer les imposteurs et les escrocs.1 Quand il y a doute. Ce qui n’a rien à voir avec la sciences. Ceux qui s’étonnent que la sciences ne raconte rien de vrai, sont juste des guignols qui n’ont strictement rien compris à la démarche scientifique. La physique de Galilé est complètement pêtée. Celle de Newton pas mieux. Quand à celle d’Estein, même si on ne sait pas par quoi la remplacer, on sait déjà qu’elle est à jeter à la poubelle. La méca Q c’est juste une vaste fumisterie incompréhensible à base de concepts incohérents. Mais ça marche. Point. Parce qu’avec ça on envoie des hommes sur la Lune, on monte un GPS et on fait des lasers avec, on construit des centrales nucléaires (sauf l’EPR exception française oblige!), etc.

    3. « Elle se heurte au mur de la subjectivité avec la physique quantique : l’observateur modifie le phénomène observé. » Non mais franchement : laissez la méca Q là où elle est. La vénérable n’a rien demandé à personne. Il existe même un célèbre théorème dans la discipline : "à chaque fois qu’un non-physicien, dans un domaine qui n’a rien à voir avec la méca Q, voudra se servir de la méca Q comme alibi scientifique à ses assertions, alors les dites assertions ne seront qu’un ramassis d’étrons débiles éjectés de la bouche d’un abruti".

    Le reste est un ramassis d’élucubration tellement confuses et dénuées d’intérêt que je vais pas prendre la peine de rebondir dessus.

    1 Le cas de la médecine est quelque peu particulier du fait de la puissance des labo pharmaceutique et des intérêt financiers en jeu, mais dans ce cas il faut agir à la source : réduire leur pouvoir. Ce qu’un fasciste, ô grand jamais, ne fera. Car il est là pour ça : défendre le capital. Il préfèrera s’attaquer aux scientifiques. Histoire de laisser encore plus de champs libres aux labos et aux mandarins (les oreilles de Raoult viennent de siffler...)

    Mort aux cons !