• [^] # Re: Mes p'tites blagues leur ont pas plu...

    Posté par . En réponse au journal Petites blagounettes de tout poil. Évalué à 5. Dernière modification le 22 août 2022 à 02:03.

    Ok, d'abord, c'est pas du tout pertinent pour la conversation. Mon argument est que "influencer les gens" est quelque chose de reconnu comme étant réel (parce que ça l'est), dans PLEIN d'exemples.

    Ensuite, peu importe que BAud soit un super génie, le seul à ne pas être influencé par les pubs, le fait reste que l'impact des pubs est quelque chose qui est réel et régulièrement mesuré (on voit la différence quand la campagne a lieu).

    Quand on voit dans une pub des gens qui rigolent tout seul en face d'une salade, je ne pense pas que les gens se disent que cette salade est hilarante et que si ils l'achètent, ils vont bien se marrer. Personne ne fait ça, personne ne croit consciemment à ça, et c'est amusant de voir des gens se croient plus malin que les autres tout en ne réalisant pas la stupidité de ce qu'ils impliquent.

    Comme démontré par l'étude cité plus haut: quand tu présentes un préjugé en disant "celui-ci est faux", ceci renforce le préjugé, même quand la personne sait très bien (puisqu'on lui a dit) que le préjugé est faux. Quand tu présentes une salade marrante, même quand la personne sait très bien que la salade n'est pas marrante (et que la pub est craignos), la salade reste inconsciemment associée à une image positive.

    L'article en question explique cela bien: notre cerveau marche à coup de préjugés. Si tu vois un lion dans la rue, ton cerveau va dire "lion -> danger", parce que cette image a été répétée à ton cerveau. Si tu te sens pas bien, ton cerveau va dire "qu'est-ce qu'il me faut pour me sentir bien -> (削除) prendre l'air (削除ここまで), (削除) faire du sport (削除ここまで), (削除) acheter un spray nasal (削除ここまで), acheter une boîte de cachet dans une boîte rectangulaire de couleur vive avec le nom sur fond blanc". Et si tu es en pharmacie (c'est un "tu" rhétorique, comme expliqué plus haut, on s'en fout que, toi, tu n'achètes pas de médicaments en particulier, d'autant plus que tu achètes d'autres produits dans des catégories qui font aussi des pubs), tu scanneras des yeux le rayon, et ton cerveau devra trouver le rayon des "trucs pour se sentir bien" et reconnaîtra la boîte de Juvamine tout en ne remarquant même pas la boîte du produit concurrent qui a moins marqué les esprits (c'est pour ça que très très souvent les marques moins connues tentent de reprendre le plus de codes visuels des marques connues).

    En d'autres termes: la pub Juvamine n'a pas pour but de te convaincre que Juvamine est ton meilleur ami trop rigolo, elle a pour but de faire monter dans ta liste mentale l'association "se sentir mieux <-> considérer une solution médicamenteuse", ce qui marche même si consciemment tu détestes cette pub et ne sait pas exactement ce qu'est Juvamine. La salade marrante n'a pas pour but de te convaincre qu'acheter cette salade te fera marrer, mais faire monter dans ta liste mentale "truc qui se mange à midi <-> une salade" et rabaisser l'image "salade <-> truc fade et ennuyeux", même si consciemment personne ne croit qu'une salade peut être hilarante (comme le dit l'article, le meilleur moyen d'influencer les préjugés, c'est en créant des contre-préjugés).