• [^] # Re: cas d'utilisation

    Posté par . En réponse au message faire un don anonyme. Évalué à 4. Dernière modification le 10 mai 2022 à 15:56.

    Si tu as des informations sur ces études (par qui, quelle méthodologie, etc ...) je suis preneur.

    J'ai l'impression que les avocats de la défense sont plus ou moins d'accord sur le constat, par exemple. Les stats de condamnation lors des comparutions immédiates sont assez caractéristiques (ça part en prison par fournées). Si tu veux des chiffres, le plus simple est de prendre les rapports commandés par les ministères ou l'assemblée nationale. Par exemple, https://www.vie-publique.fr/en-bref/19807-volume-record-des-peines-demprisonnement-en-2016-prison-ferme .

    Entre 2004 et 2016, le volume d'année d'emprisonnement ferme prononcé a fortement augmenté (+32%), passant de 66 100 années à 87 300 années. Cette augmentation résulte de l'évolution du nombre de condamnations (+22%) et de celle du quantum d'emprisonnement ferme décidé par les juges (+10%).

    La hausse du recours à l'emprisonnement s'explique par une plus grande sélection des auteurs orientés vers une audience correctionnelle classique, en raison à la fois de la gravité accrue des infractions et de la recrudescence de la récidive légale (qui a presque doublé entre 2004 et 2014).

    En 2016, le quantum moyen des peines d'emprisonnement ferme est de 8 mois et 6 jours. Il n'a jamais été aussi élevé.

    La part des peines fermes inférieures ou égales à 4 mois a diminué. C'est la part des peines supérieures à 4 mois et inférieures ou égales à 1 an qui a le plus progressé. Le poids des peines supérieures à deux ans et à cinq ans est resté, quant à lui, stable.

    Là, la source c'est les chiffres officiels du nombre de condamnations et de détenus, j'imagine que c'est relativement fiable. Il doit y avoir des dizaines de rapports sur différents aspects des condamnations et de l'application des peines.

    Je me méfie des "études" sur ce genre de sujet (un peu comme l'insécurité "ressentie qu'on nous ressort souvent, alors que les faits montrent que ce n'est pas que du ressenti).

    Je ne suis pas certain de savoir comment interpréter ta phrase. Le raisonnement semble irrationnel dans tous les cas, soit par naïveté ("je regarde par la fenêtre et je vois bien que la terre est plate, les scientifiques qui disent qu'elle est ronde se trompent forcément"), soit par populisme ("ah ça, ces grosses têtes payées par nos impôts n'ont rien trouvé de mieux pour se rendre intéressant que de dire que la terre est ronde, ça arrange bien nos politiques qui veulent gâcher l'argent de nos impôts pour faire des fusées qui ne servent à rien"), soit par dogmatisme ("Skippy le Grand Gourou pour qui ma famille vote depuis des générations nous explique que nos problèmes disparaitraient si on admettait que la terre était plate, il est inconcevable que Skippy ait tort, sinon ça veut dire que j'ai cru à des sornettes toute ma vie"). On est d'accord qu'aucun de ces raisonnements n'est valide, et qu'ils ne relèvent pas d'une démarche de recherche de vérité?