• [^] # Re: La logistique est un métier complexe

    Posté par . En réponse au journal À la recherche des pièces détachées. Comment mieux (p)réparer notre futur, en réparant nos appareils. Évalué à 1.

    Ton commentaire pointe en effet du doigt la responsabilité que les uns les autres cherchent à se transmettre, en cas de pépin, question d'assurances.

    Cela est justifié lorsque tu te rends chez un garagiste pour un appareil aussi cher et complexe que peut l'être une moto.

    Tu fais confiance au garagiste pour :

    • Trouver la bonne pièce
    • Faire la réparation

    Pour ça tu paies :

    • Son expertise
    • Sa main d'oeuvre
    • Son assurance

    Admettons maintenant que tu postes la référence de ta bécanne sur une plateforme.
    Tu ouvres ensuite une "défaillance" sur la référence de ta machine.
    1. Ça pourrait permettre à chaque personne possédant la même moto que toi de s'identifier comme utilisateur de ce matériel
    2. Ça pourrait permettre à chaque personne ayant la même défaillance que toi de l'identifier également

    → Ça apporterait des statistiques sur :

    • nombre d'utilisateurs
    • types de pannes signalées
    • nombre de pannes / type

    Ainsi, quelqu'un en face (garagiste, ingénieur ou passionné) aurait librement accès, grâce à la plateforme, à une étude de marché.

    → Il propose une solution.
    →→ Sa solution est adoptée (nouvelle statistique : nombre d'adopteurs / solution proposée)
    →→→ Sa solution est notée (nouvelle statistique : pertinence de la solution)

    BIM, plus besoin de se poser la question de la responsabilité sur le choix de la pièce, si ce choix peut-être confirmé par un grand nombre de personnes.

    L'idée, c'est de débrider la créativité, mais aussi de donner accès à des statistiques sur les pannes et solutions, qui sont actuellement détenues par les garages (s'ils s'en donnent les moyens) et surtout par les SAV des fabricants. Mais les fabricants n'ont pas forcément intérêt à rendre publiques leurs statistiques sur les pannes.

    Le seul hic, effectivement, reste la responsabilité. Il faudrait prévoir que les fournisseurs de solutions puissent assumer ou non une garantie sur leurs pièces.
    Et je peux comprendre que pour une moto, tu n'aies pas envie de prendre le risque de casser ton moteur, sans garantie, à cause d'une pièce acquise auprès d'un fournisseur modeste (un maker passionné, par exemple).

    Mais pour des objets plus petits et moins coûteux (une tondeuse à barbe par exemple), est-ce que ça ne vaudrait pas le coup de participer à un circuit beaucoup plus ouvert pour booster la créativité ? Tout en participant aussi à des statistiques ouvertes, qui au long terme mettraient la pression auprès des constructeurs sur la durabilité et réparabilité.