L'enseignement tout comme la santé n'est pas un service rentable.
Bien sûr que si : comme dans le privé, il y a une prestation avec un fournisseur payé et un consommateur qui paye. La différence avec le privé, c'est le circuit de paiement :
dans le privé : le fournisseur privé fait payer le service au consommateur ; prix = coût + bénéfice
dans le public : l’État finance le service (juste le coût) avec nos impôts (c'est un peu plus compliqué que ça pour la Santé mais l'idée est la même)
Même si on fait abstraction du bénéfice, il y a une autre différence : au lieu de payer le coût + un bénéfice (privé), le consommateur du service public paie selon ses moyens (via les impôts).
Ce dernier point est largement plus défavorable pour les plus aisés que le surcoût d'un bénéfice en passant par le privé. Quand on entend crier "la Fonction Publique est la ruine de la France", il faut en réalité entendre "je ne veux pas payer plus pour le service pour que les moins aisés que moi en bénéficient pareil".
La vraie question n'est pas la rentabilité du Service Public (on a besoin d'éducation ou de santé, qu'elle soit publique ou privé), c'est "Veut-on injecter ou non de la solidarité dans des choses comme la Santé ou l’Éducation ?".
[^] # Re: Réduction du service public...
Posté par mahikeulbody . En réponse au lien Le Resto U n'est pas rentable. Alors on le ferme. . Évalué à 2. Dernière modification le 30 octobre 2021 à 10:32.
Bien sûr que si : comme dans le privé, il y a une prestation avec un fournisseur payé et un consommateur qui paye. La différence avec le privé, c'est le circuit de paiement :
dans le privé : le fournisseur privé fait payer le service au consommateur ; prix = coût + bénéfice
dans le public : l’État finance le service (juste le coût) avec nos impôts (c'est un peu plus compliqué que ça pour la Santé mais l'idée est la même)
Même si on fait abstraction du bénéfice, il y a une autre différence : au lieu de payer le coût + un bénéfice (privé), le consommateur du service public paie selon ses moyens (via les impôts).
Ce dernier point est largement plus défavorable pour les plus aisés que le surcoût d'un bénéfice en passant par le privé. Quand on entend crier "la Fonction Publique est la ruine de la France", il faut en réalité entendre "je ne veux pas payer plus pour le service pour que les moins aisés que moi en bénéficient pareil".
La vraie question n'est pas la rentabilité du Service Public (on a besoin d'éducation ou de santé, qu'elle soit publique ou privé), c'est "Veut-on injecter ou non de la solidarité dans des choses comme la Santé ou l’Éducation ?".