Il me semble que vos chiffres de rendement soient très faux. Même les processus très optimisés des centrales électriques n’ont des rendement qui ne dépassent guère les 40% — un peu moins pour les centrales nucléaires où des contraintes techniques supplémentaires obèrent l’optimisation. On trouve parfois des chiffres de rendement délirants du point de vue du physicien : des 98% ou autres phantasmes du même acabit. Ils sont donnés en termes d’écart par rapport aux rendements des cycles thermodynamiques théoriques employés. Autrement dit, personne à part des commerciaux alcoolisés ou des illuminés, ne peut imaginer améliorer les rendements actuels de façon très significatives. Pour une voiture à motorisation thermique le rendement est évidemment bien plus faible : un peu plus faible pour ce qui est de la valeur théorique, et beaucoup plus faible en pratique. Il y a bien entendu les bouchons, mais il y a aussi les chauffards qui se conduisent comme s’ils ne payaient ni le carburant, ni l’entretien du véhicule. Globalement avec une voiture de moins de 20 ans, si vous devez changer vos plaquettes de freins plus souvent que tout les 200 Mm, ou que vous consommez sensiblement plus de 4l aux 100km, une contribution efficace à l’empreinte carbone de notre espèce pourrait être d’apprendre à conduire :-). Plus efficace qu’acheter la dernière tesla (tous les ans bien sure).
Si la voiture électrique permet effectivement une augmentation sensible des rendements (nonobstant les problématiques de batteries et de transport de l’énergie), il est tout de même frappant de remarquer à quel point aucun effort ne semble avoir été entrepris pour tirer parti des avantages de l’électrique sur ces points. Est-ce les consommateurs ou les producteurs les coupables ? Toujours est-il que l’aérodynamique délirante imposée par les motorisations thermiques se maintient sur les électriques. Les puissances et couples dispendieux se trouvent encore augmentés. J’attends avec impatience de voir mis sur le marché des véhicules électrique conçus pour une conduite et une durabilité visant à l’écologie.
[^] # Re: Matériaux d'une voiture électrique, c'est bien de se poser la question mais...
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Le pétrole, le GPL, la voiture électrique, et mon portefeuille. Évalué à 9.
Il me semble que vos chiffres de rendement soient très faux. Même les processus très optimisés des centrales électriques n’ont des rendement qui ne dépassent guère les 40% — un peu moins pour les centrales nucléaires où des contraintes techniques supplémentaires obèrent l’optimisation. On trouve parfois des chiffres de rendement délirants du point de vue du physicien : des 98% ou autres phantasmes du même acabit. Ils sont donnés en termes d’écart par rapport aux rendements des cycles thermodynamiques théoriques employés. Autrement dit, personne à part des commerciaux alcoolisés ou des illuminés, ne peut imaginer améliorer les rendements actuels de façon très significatives. Pour une voiture à motorisation thermique le rendement est évidemment bien plus faible : un peu plus faible pour ce qui est de la valeur théorique, et beaucoup plus faible en pratique. Il y a bien entendu les bouchons, mais il y a aussi les chauffards qui se conduisent comme s’ils ne payaient ni le carburant, ni l’entretien du véhicule. Globalement avec une voiture de moins de 20 ans, si vous devez changer vos plaquettes de freins plus souvent que tout les 200 Mm, ou que vous consommez sensiblement plus de 4l aux 100km, une contribution efficace à l’empreinte carbone de notre espèce pourrait être d’apprendre à conduire :-). Plus efficace qu’acheter la dernière tesla (tous les ans bien sure).
Si la voiture électrique permet effectivement une augmentation sensible des rendements (nonobstant les problématiques de batteries et de transport de l’énergie), il est tout de même frappant de remarquer à quel point aucun effort ne semble avoir été entrepris pour tirer parti des avantages de l’électrique sur ces points. Est-ce les consommateurs ou les producteurs les coupables ? Toujours est-il que l’aérodynamique délirante imposée par les motorisations thermiques se maintient sur les électriques. Les puissances et couples dispendieux se trouvent encore augmentés. J’attends avec impatience de voir mis sur le marché des véhicules électrique conçus pour une conduite et une durabilité visant à l’écologie.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace