L'étude aurait été mené sérieusement, sans bidonnage des informations, avec comme conclusion que le processus de revue des patchs du noyau linux était robuste, et il n'y aurait jamais eu cette polémique sur l'implication des sujets humains.
Permets-moi d’en douter fortement.
La polémique sur l’aspect « c’est de la recherche sur des sujets humains » a éclaté dès l’annonce de l’article en novembre 2020, à une époque où rien ne permettait de deviner que l’étude était bidonnée.
Le bidonnage ne deviendra apparent qu’en avril 2021, quand suite à la polémique
la communauté se penche de plus près sur ce qui a été fait exactement ;
les chercheurs sont poussés par la Linux Foundation et leur propre université à dévoiler exactement ce qu’ils ont fait.
Le fait que l’étude n’a pas été menée sérieusement et, en particulier, a été bidonnée n’a justement été découvert que grâce à la polémique sur les manquements éthiques liés à l’implication de sujets humains.
Alors prétendre que la polémique n’aurait jamais eu lieu sans le bidonnage, c’est juste factuellement faux.
Je suis d'accord, il n'existe pas encore de processus automatisé donc ce processus est fait par des êtres humains. Mais :
- on ne sait pas à l'avance qui va regarder le patch
- on ne sait pas à l'avance s'il ne va y avoir qu'une seule personne qui va regarder le patch (il peut être vu par un ou plusieurs mainteneur, cela dépend du sous-système en question)
- le patch va être regardé par une (ou des personnes) dont c'est le boulot
- l'étude n'a aucun impact, de quelque manière que ce soit, sur ces personnes.
Ta position est exactement celle des chercheurs. Si on ne peut pas réaliser l’étude qu’on veut en suivant les principes éthiques, eh ben on dit fuck l’éthique et pis c’est tout.
Aujourd'hui, un expert en sécurité qui fait un audit d'une entreprise (sur la demande express de celle-ci) ne s'amuse pas à demander l'autorisation des employés avant de réaliser une opération de phishing ou d'ingénierie sociale. Il va juste éprouver les salariés dans le cadre de leur boulot en condition réelle.
C'est exactement la même chose qu'on essayé de faire les auteurs de l'étude.
Tu compares une situation où une entreprise demande expressément à un pen-testeur de faire un audit à une situation où les chercheurs ont décidé unilatéralement et sans prévenir quiconque de procéder à une expérience. Et tu dis que c’est « exactement la même chose » ?
C’est la foire à la mauvaise foi aujourd’hui ou quoi ?
[^] # Re: Procès d'intention
Posté par gouttegd . En réponse à la dépêche Retour sur l’affaire des « patchs hypocrites » de l’Université du Minnesota. Évalué à 10. Dernière modification le 27 mars 2022 à 20:23.
Permets-moi d’en douter fortement.
La polémique sur l’aspect « c’est de la recherche sur des sujets humains » a éclaté dès l’annonce de l’article en novembre 2020, à une époque où rien ne permettait de deviner que l’étude était bidonnée.
Le bidonnage ne deviendra apparent qu’en avril 2021, quand suite à la polémique
Le fait que l’étude n’a pas été menée sérieusement et, en particulier, a été bidonnée n’a justement été découvert que grâce à la polémique sur les manquements éthiques liés à l’implication de sujets humains.
Alors prétendre que la polémique n’aurait jamais eu lieu sans le bidonnage, c’est juste factuellement faux.
Ta position est exactement celle des chercheurs. Si on ne peut pas réaliser l’étude qu’on veut en suivant les principes éthiques, eh ben on dit fuck l’éthique et pis c’est tout.
Tu compares une situation où une entreprise demande expressément à un pen-testeur de faire un audit à une situation où les chercheurs ont décidé unilatéralement et sans prévenir quiconque de procéder à une expérience. Et tu dis que c’est « exactement la même chose » ?
C’est la foire à la mauvaise foi aujourd’hui ou quoi ?