C’est toi qui a introduit la notion de vie privée dans le mix, je ne sais pas pourquoi !
Tu commences par
il semble qu'en Amérique du Nord, le consentement n'est pas requis si l'observation ne concerne pas la vie privée des individus.
OK, je ne comprends d’où et pourquoi tu sors ça, mais soit, je te réponds en pointant l‘article de la loi américaine (en parlant d’Amérique du Nord tu parlais des USA, on est d’accord ?) que dit clairement que le consentement des participants à une expérience est, par défaut, requis :
§46.116 Before involving a human subject in research covered by this policy, an investigator shall obtain the legally effective informed consent of the subject or the subject’s legally authorized representative.
Et là tu me sors la définition d’une information privée d’après cette même loi comme si ça te donnait raison ?
Comme dirait Greg Kroah-Hartman, qu’est-je ce que je suis supposé conclure ?
Puisque tu dis d’être farci la loi en entier, sors-nous le passage qui dit que les dispositions générales de l’article §46.116 (posant le principe que le consentement des sujets est requis) ne s’applique pas si des informations privées (telles que définies à l’article §46.102) ne sont pas impliquées.
Oh et au passage, puisque tu as lu toute la loi, j’espère que tu as apprécié le passage §46.104(d)(3)(iii), que dit que les recherches dans lesquels les sujets sont trompés (deceived) quand à ce que font les chercheurs ne sont pas couvertes par l’exemption pour les recherches n’impliquant que des « interactions bénignes ».
Violer une règle d'éthique, c'est violer un de ces réglements qui s'appliquent.
Nous ne sommes absolument pas d’accord sur ce point. Les règles éthiques ne sont en aucun cas limitées à ce qui est édicté par la loi.
Aux États-Unis (ce qui nous intéresse ici, les chercheurs relevant d’une université américaine), le Menlo Report ne fait pas partie de la loi. Il n’empêche qu’il représente l’état de l’art des principes éthiques qui régissent la recherche en « technologies de l’information et de la communication » (ICT). Il est attendu des chercheurs de ce domaine qu’ils suivent les principes de ce rapport, quand bien même il n’a pas force de loi.
Tu n'arrêtes pas de dire "tout le monde reconnait", "tous les acteurs impliqués", etc., mais tu parles de qui?
Tu pourrais peut-être lire la dépêche au lieu de te farcir la loi américaine ? Mais soit.
La direction de l’Université du Minnesota, qui a annoncé avoir suspendu le projet (pourquoi l’aurait-il fait si ce projet ne posait aucun problème ?), qui, tout en continuant à défendre son comité d’éthique et sa lecture littérale de la loi (d’après laquelle, dès l’instant qu’on ne collecte pas d’informations médicales sur un sujet, on n’est pas dans le cadre de human subjects research), admet que, avec une telle lecture littérale, le comité d’éthique « ne saurait être le seul arbitre de l’éthique », et qui annonce revoir ses procédés en la matière.
Le comité d’organisation du symposium S&P 2021, qui était sur le point de retirer l’article de Qiushi Wu et Kangjie Lu, la seule raison pour laquelle ils ne l’ont pas fait étant que les auteurs l’ont rétracté avant. Une des raisons motivant ce retrait étant la violation flagrante des principes du Menlo Report.
Les auteurs de la lettre ouverte adressée à ce comité d’organisation à l’automne 2020.
La Linux Foundation.
Des internautes lambda.
Je me doute que tu n’accorderas guère d’importance aux deux voire aux trois derniers, mais les deux premiers ?
Au passage, je me suis quand même tapé la lecture de 50 pages de réglements éthiques en anglais pour montrer qu'ils ne s'appliquaient pas au cas dont on discute, ça serait pas mal qu'on fasse tous des efforts dans l'argumentation et éviter les attaques personnelles.
C’est toi qui depuis le début dis « ne pas comprendre la charge contre le comité d’éthique » et accuse les auteurs de la dépêche d’avoir « inventé des règles éthiques qui n’existent pas ». Excuse-moi de le prendre mal.
Tu es libre d’avoir ton interprétation des règles éthiques et de déterminer toi-même s’il y a eu violation ou non. Mais si tu penses que non, ce n’est pas à moi qu’il faut le dire. La dépêche ne fait que rapporter une interprétation largement consensuelle selon laquelle il y a bien eu violation. Libre à toi d’aller faire valoir ton point de vue aux acteurs impliqués.
[^] # Re: Pas complètement nouveau
Posté par gouttegd . En réponse à la dépêche Retour sur l’affaire des « patchs hypocrites » de l’Université du Minnesota. Évalué à 9. Dernière modification le 27 mars 2022 à 13:15.
Mais moi non plus !
C’est toi qui a introduit la notion de vie privée dans le mix, je ne sais pas pourquoi !
Tu commences par
OK, je ne comprends d’où et pourquoi tu sors ça, mais soit, je te réponds en pointant l‘article de la loi américaine (en parlant d’Amérique du Nord tu parlais des USA, on est d’accord ?) que dit clairement que le consentement des participants à une expérience est, par défaut, requis :
Et là tu me sors la définition d’une information privée d’après cette même loi comme si ça te donnait raison ?
Comme dirait Greg Kroah-Hartman, qu’est-je ce que je suis supposé conclure ?
Puisque tu dis d’être farci la loi en entier, sors-nous le passage qui dit que les dispositions générales de l’article §46.116 (posant le principe que le consentement des sujets est requis) ne s’applique pas si des informations privées (telles que définies à l’article §46.102) ne sont pas impliquées.
Oh et au passage, puisque tu as lu toute la loi, j’espère que tu as apprécié le passage §46.104(d)(3)(iii), que dit que les recherches dans lesquels les sujets sont trompés (deceived) quand à ce que font les chercheurs ne sont pas couvertes par l’exemption pour les recherches n’impliquant que des « interactions bénignes ».
Nous ne sommes absolument pas d’accord sur ce point. Les règles éthiques ne sont en aucun cas limitées à ce qui est édicté par la loi.
Aux États-Unis (ce qui nous intéresse ici, les chercheurs relevant d’une université américaine), le Menlo Report ne fait pas partie de la loi. Il n’empêche qu’il représente l’état de l’art des principes éthiques qui régissent la recherche en « technologies de l’information et de la communication » (ICT). Il est attendu des chercheurs de ce domaine qu’ils suivent les principes de ce rapport, quand bien même il n’a pas force de loi.
Tu pourrais peut-être lire la dépêche au lieu de te farcir la loi américaine ? Mais soit.
La direction de l’Université du Minnesota, qui a annoncé avoir suspendu le projet (pourquoi l’aurait-il fait si ce projet ne posait aucun problème ?), qui, tout en continuant à défendre son comité d’éthique et sa lecture littérale de la loi (d’après laquelle, dès l’instant qu’on ne collecte pas d’informations médicales sur un sujet, on n’est pas dans le cadre de human subjects research), admet que, avec une telle lecture littérale, le comité d’éthique « ne saurait être le seul arbitre de l’éthique », et qui annonce revoir ses procédés en la matière.
Le comité d’organisation du symposium S&P 2021, qui était sur le point de retirer l’article de Qiushi Wu et Kangjie Lu, la seule raison pour laquelle ils ne l’ont pas fait étant que les auteurs l’ont rétracté avant. Une des raisons motivant ce retrait étant la violation flagrante des principes du Menlo Report.
Les auteurs de la lettre ouverte adressée à ce comité d’organisation à l’automne 2020.
La Linux Foundation.
Des internautes lambda.
Je me doute que tu n’accorderas guère d’importance aux deux voire aux trois derniers, mais les deux premiers ?
C’est toi qui depuis le début dis « ne pas comprendre la charge contre le comité d’éthique » et accuse les auteurs de la dépêche d’avoir « inventé des règles éthiques qui n’existent pas ». Excuse-moi de le prendre mal.
Tu es libre d’avoir ton interprétation des règles éthiques et de déterminer toi-même s’il y a eu violation ou non. Mais si tu penses que non, ce n’est pas à moi qu’il faut le dire. La dépêche ne fait que rapporter une interprétation largement consensuelle selon laquelle il y a bien eu violation. Libre à toi d’aller faire valoir ton point de vue aux acteurs impliqués.