Il me semble qu'il est assez clair que l'expérience ne cible pas des sujets humains, mais teste un processus
C’est exactement la position des deux chercheurs, qu’ils sont les seuls à défendre. Personne d’autre n’est d’accord avec ça.
L’avis d’un comité d’éthique doit être sollicité dès lors qu’il y a des humains impliqués, au-delà des chercheurs eux-mêmes. C’est ce que dit par exemple le comité d’éthique de l’école de technologie de l’Université de Cambridge :
Even where research questions are purely technological, the dignity, rights, health, safety or privacy of human participants may still be affected by research. [...] If your research involves the participation of people outside the research team [...] please contact us.
Botter en touche en disant « on teste le processus, pas les humains derrière » n’est pas acceptable.
Pour information, les comités d'éthique sont principalement pilotés par des juristes. Ils ne se posent pas de questions réellement éthiques (du style, est-ce "bien" ou "mal"), ils statuent "simplement" sur le caractère légal de ce qu'on leur soumet : quelles sont les procédures à respecter pour telle ou telle expérience, est-ce que ces procédures ont été respectées, etc.
Alors pour ma part, je ne suis familiarisé qu’avec les comités d’éthiques des universités britanniques et je ne sais pas trop ce qui se passe outre-Atlantique (ni en France d’ailleurs), mais chez les grands-bretons :
les comités d’éthique sont principalement composés de chercheurs, parfois avec une fraction non-négligeable de lay persons (des personnes complètement extérieures au domaine de recherche), mais en aucun cas de juristes ;
et pour cause, leur rôle n’est pas du tout de statuer sur le caractère légal d’un projet de recherche — ça c’est le rôle du service juridique, qui lui pour le coup est bien composé exclusivement de juristes.
[^] # Re: Pas complètement nouveau
Posté par gouttegd . En réponse à la dépêche Retour sur l’affaire des « patchs hypocrites » de l’Université du Minnesota. Évalué à 10. Dernière modification le 26 mars 2022 à 12:36.
C’est exactement la position des deux chercheurs, qu’ils sont les seuls à défendre. Personne d’autre n’est d’accord avec ça.
L’avis d’un comité d’éthique doit être sollicité dès lors qu’il y a des humains impliqués, au-delà des chercheurs eux-mêmes. C’est ce que dit par exemple le comité d’éthique de l’école de technologie de l’Université de Cambridge :
Botter en touche en disant « on teste le processus, pas les humains derrière » n’est pas acceptable.
Alors pour ma part, je ne suis familiarisé qu’avec les comités d’éthiques des universités britanniques et je ne sais pas trop ce qui se passe outre-Atlantique (ni en France d’ailleurs), mais chez les grands-bretons :