Je n'ai jamais dit le contraire. Note qu'"évasion fiscale" est ambigü, c'est un concept qui mélange fraude fiscale et optimisation fiscale. Or, l'optimisation fiscale n'est pas illégale, c'est difficile de leur reprocher. Il faut plutôt reprocher à nos juristes et politiques leurs lois fiscales obscures et complexes qui laissent des failles partout.
le non respect d'un grand nombre de réglementations et législations
C'est vague quand même... et ça dépend complètement de la lettre du GAFAM qu'on considère.
Je trouve que cela relativise beaucoup le discours sur le "service inégalé".
Je ne vois pas pourquoi. Je n'ai jamais dit que ces grandes entreprises étaient exemplaires ou que c'était le modèle à suivre. J'ai juste dit que c'était un mensonge de prétendre qu'elles n'avaient pas consuit leur succès en proposant des services nouveaux et utiles.
Il me semble que les Gafam profitent surtout d'une distorsion manifeste de la concurrence
Pour maintenir leur position dominante, certes, mais ils sont bien partis de zéro à un moment. Et de la concurrence sur Internet, entre 2000 et 2010, il y en avait un max : il existait déja des moteurs de recherche avant Google, il existait déja du commerce en ligne avant Amazon, etc. La position dominante, elle a été acquise "à la régulière". Après, la maintenir, c'est plus compliqué. D'une manière générale, l'abus de position dominante me semble complètement constitutif de la position dominante. Comment peux-tu gérer une entreprise dominante sans faire en sorte que tes concurrents ne percent pas?
une absence totale de prise en compte des externalités négatives de leur fonctionnement.
Tu touches un problème majeur de l'économie de marché, mais je ne sais pas si c'est aux grandes entreprises de le gérer. Tu sembles avoir un point de vue à l'américaine sur la question ; ça serait aux grandes entreprises d'être "raisonnables" et de jouer collectif, sans autre incitation que la morale de leurs dirigeants et leur image de marque. C'est comme ça que fonctionne le mécénat ou les dons à des oeuvres de charité, les riches sont censés prendre du recul par rapport aux inégalités et de se charger d'une forme de redistribution.
Honnêtement, je ne pense pas que ça puisse réellement fonctionner comme ça, ou que si ça fonctionne, c'est un coup de change et rien ne dit qu'un actionnaire un peu plus gourmand ne va pas renverser l'équilibre. Et puis, quand les externalités négatives, c'est par exemple la disparition du commerce de proximité, comment tu fais? Est-ce que la généralisation des réseaux d'électricité n'a pas provoqué la faillite des fabricants de bougies?
[^] # Re: Normalisation
Posté par arnaudus . En réponse au journal Nostalgie d'Internet des années 2000.. Évalué à 3.
Je n'ai jamais dit le contraire. Note qu'"évasion fiscale" est ambigü, c'est un concept qui mélange fraude fiscale et optimisation fiscale. Or, l'optimisation fiscale n'est pas illégale, c'est difficile de leur reprocher. Il faut plutôt reprocher à nos juristes et politiques leurs lois fiscales obscures et complexes qui laissent des failles partout.
C'est vague quand même... et ça dépend complètement de la lettre du GAFAM qu'on considère.
Je ne vois pas pourquoi. Je n'ai jamais dit que ces grandes entreprises étaient exemplaires ou que c'était le modèle à suivre. J'ai juste dit que c'était un mensonge de prétendre qu'elles n'avaient pas consuit leur succès en proposant des services nouveaux et utiles.
Pour maintenir leur position dominante, certes, mais ils sont bien partis de zéro à un moment. Et de la concurrence sur Internet, entre 2000 et 2010, il y en avait un max : il existait déja des moteurs de recherche avant Google, il existait déja du commerce en ligne avant Amazon, etc. La position dominante, elle a été acquise "à la régulière". Après, la maintenir, c'est plus compliqué. D'une manière générale, l'abus de position dominante me semble complètement constitutif de la position dominante. Comment peux-tu gérer une entreprise dominante sans faire en sorte que tes concurrents ne percent pas?
Tu touches un problème majeur de l'économie de marché, mais je ne sais pas si c'est aux grandes entreprises de le gérer. Tu sembles avoir un point de vue à l'américaine sur la question ; ça serait aux grandes entreprises d'être "raisonnables" et de jouer collectif, sans autre incitation que la morale de leurs dirigeants et leur image de marque. C'est comme ça que fonctionne le mécénat ou les dons à des oeuvres de charité, les riches sont censés prendre du recul par rapport aux inégalités et de se charger d'une forme de redistribution.
Honnêtement, je ne pense pas que ça puisse réellement fonctionner comme ça, ou que si ça fonctionne, c'est un coup de change et rien ne dit qu'un actionnaire un peu plus gourmand ne va pas renverser l'équilibre. Et puis, quand les externalités négatives, c'est par exemple la disparition du commerce de proximité, comment tu fais? Est-ce que la généralisation des réseaux d'électricité n'a pas provoqué la faillite des fabricants de bougies?