Les LGBTQIA+ se portent bien sans injonction à faire ceci - cela, merci pour nous :-)
Dans la première partie de ta phrase tu désignes les LGBTQUIA+ comme une communauté apparemment unie, ensuite tu emploies le « nous », parlant au nom de cette communauté comme si tu en étais un porte-parole représentatif, et supposant que ton avis est partagé par la communauté que tu prétend représenter.
Pour donner un autre exemple de communauté, je trouverai très curieux, prétentieux, et déplacé qu’un libriste parle au nom de tous les libristes en disant « nous ». Même en partageant un intérêt commun (le logiciel libre), les avis des uns des autres sont très divergents, parfois frontalement opposés sur bien des sujets, parfois même sur certains sujets au cœur du libre. Autre exemple, si je voyais un habitué de LinuxFr.org sur un autre site donner un avis personnel en employant un « nous » qui m’inclurait, je trouverai cela déplacé et effronté.
Ce type de « nous » est typique de certaines communautés qui aliènent l’individu au profit du groupe qui serait sensé penser d’un seul bloc et partager son agir et sa pensée. Ce « nous » justifie alors des violences incroyables à qui pense différemment et affirme son individualité, car cette altérité, au lieu de simplement constituer un défi à relever, devient alors un risque pour la cohésion même de cette unité et les membres ont alors un besoin vital de survie de détruire ce qui remet en cause ce « nous » que tu emploies, ce « nous » au profit duquel ils ont anéanti leur individualité et qu’ils doivent donc défendre comme leur vie propre.
J’ai fait partie pendant plus d’une douzaine d’année d’un réseau de ce type, d’une « communauté » comme tu le nommes, j’étais le A se LGBTQUIA+, A pour Asexuel, c’était le vocabulaire employé, ainsi que d’autres termes du lexique LGBT. Pendant toutes ces années j’ai eu des modèles, j’ai été un modèle à mon tour, j’ai été pris comme modèle, j’ai été donné comme modèle. Et puis un jour j’ai compris que j’étais abusé et je l’ai signifié. À ce moment là j’ai compris ce que inclusif voulait dire : je ne faisais plus partie de ce « nous » et j’ai perdu la quasi totalité du tissu social dans lequel j’étais inséré depuis 15 ans. Techniquement selon la grille de lecture LGBT je suis toujours un A, mais j’ai été désigné comme un « traître » qu’il faut « rejeter », je devais « guérir » à partir de l’instant où j’ai signifié que j’étais abusé.
L’ « inclusion », ce « nous » désigne l’anéantissement de l’individu au profit d’une communauté, et l’ « inclusion » désigne aussi la constitution d’un vivier de victimes qu’on entretien pour les garder toujours disponibles à ses appétits.
Et il y a plein d'hétéros (trans, intersexes, etc) et de personnes cisgenre (homo, bi, etc) qui sont tout à fait incluses dans nos communautés, n'exagérons rien
Ce genre de phrase est très séduisante jusqu’à ce que l’on creuse le sens des mots et qu’ont les relie aux instincts primaires.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Genre et sous genres
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Acronymes incrémentaux. Évalué à 9. Dernière modification le 05 avril 2021 à 18:54.
Dans la première partie de ta phrase tu désignes les LGBTQUIA+ comme une communauté apparemment unie, ensuite tu emploies le « nous », parlant au nom de cette communauté comme si tu en étais un porte-parole représentatif, et supposant que ton avis est partagé par la communauté que tu prétend représenter.
Pour donner un autre exemple de communauté, je trouverai très curieux, prétentieux, et déplacé qu’un libriste parle au nom de tous les libristes en disant « nous ». Même en partageant un intérêt commun (le logiciel libre), les avis des uns des autres sont très divergents, parfois frontalement opposés sur bien des sujets, parfois même sur certains sujets au cœur du libre. Autre exemple, si je voyais un habitué de LinuxFr.org sur un autre site donner un avis personnel en employant un « nous » qui m’inclurait, je trouverai cela déplacé et effronté.
Ce type de « nous » est typique de certaines communautés qui aliènent l’individu au profit du groupe qui serait sensé penser d’un seul bloc et partager son agir et sa pensée. Ce « nous » justifie alors des violences incroyables à qui pense différemment et affirme son individualité, car cette altérité, au lieu de simplement constituer un défi à relever, devient alors un risque pour la cohésion même de cette unité et les membres ont alors un besoin vital de survie de détruire ce qui remet en cause ce « nous » que tu emploies, ce « nous » au profit duquel ils ont anéanti leur individualité et qu’ils doivent donc défendre comme leur vie propre.
J’ai fait partie pendant plus d’une douzaine d’année d’un réseau de ce type, d’une « communauté » comme tu le nommes, j’étais le A se LGBTQUIA+, A pour Asexuel, c’était le vocabulaire employé, ainsi que d’autres termes du lexique LGBT. Pendant toutes ces années j’ai eu des modèles, j’ai été un modèle à mon tour, j’ai été pris comme modèle, j’ai été donné comme modèle. Et puis un jour j’ai compris que j’étais abusé et je l’ai signifié. À ce moment là j’ai compris ce que inclusif voulait dire : je ne faisais plus partie de ce « nous » et j’ai perdu la quasi totalité du tissu social dans lequel j’étais inséré depuis 15 ans. Techniquement selon la grille de lecture LGBT je suis toujours un A, mais j’ai été désigné comme un « traître » qu’il faut « rejeter », je devais « guérir » à partir de l’instant où j’ai signifié que j’étais abusé.
L’ « inclusion », ce « nous » désigne l’anéantissement de l’individu au profit d’une communauté, et l’ « inclusion » désigne aussi la constitution d’un vivier de victimes qu’on entretien pour les garder toujours disponibles à ses appétits.
Ce genre de phrase est très séduisante jusqu’à ce que l’on creuse le sens des mots et qu’ont les relie aux instincts primaires.
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