• [^] # Re: Les pistes cyclables partout c'est possible

    Posté par . En réponse au journal Accidentologie, sécurité routière et cyclisme. Évalué à 0.

    Ant. Ce n’est pas la valeur travail qui est le fond du problème. C’est la nature du travail.

    En effet, ce n’est plus comme « au bon vieux temps » où travailler consistait surtout en des tâches vivrières : cultiver la terre (et chasser), retaper sa maison... Comment appelle-t-on ses tâches désormais ?... Des loisirs !

    Aujourd'hui, entre :
    - le productivisme (on produit déjà trop, à quoi je sers ?) ;
    - l’obsolescence programmée (je fais de la merde ! Je vends des objets sabotés ! En quoi puis-je être fier ?) ;
    - la paperasse inutile (J’ai pas choisi ce métier pour remplir des papiers. C’est à n’y rien comprendre de toute façon. Ce ne serait quand même pas difficile de développer un logiciel libre pour automatiser ça... pourquoi ce n’est pas déjà fait ?) ;
    - la concentration de l’économie (Pas moyen de me sortir de cet emploi bouffé par des gros cons de cadres... pas moyen de fonder ma propre entreprise, car le secteur est déjà tenu par une poignée de géants qui disposent d’une armée de commerciaux et de juristes... je me ferai bouffer la première année. Qu’est-ce que je fais alors ? Un burn-out ?) ;
    - La distance croissante entre le domicile et le travail (Et en plus, il faut passer des heures tous les jours dans ma voiture pour ça ! Waw, je me sens bien épanoui !)

    Pour un être humain sensible, intelligent et moderne, c’est à dire qui ne travaille ni pour un dieu ni pour une patrie. Genre « Si je tue cet hérétique, c’est parce que c’est Dieu qui le commande. » ou « Si je tue cet allemand, c’est parce que c’est la France qui me le commande. »)... entre autres superstitions...

    ... C’est à se tirer un balle !

    Oui, Ant, tu as raison quand tu écris « il faut un but à sa vie ». Mais tu as tort de penser que réinculquer « la valeur travail » suffise... ou même que c’est nécessaire.