En l'occurrence, mon propos ne cherche en aucun cas à convaincre sur le sujet des pesticides, quoique j'en pense, mais à pointer du doigt le fait qu'il est extrêmement difficile, dans le contexte actuel, de se faire une opinion raisonnablement sûre justement pour les raisons que tu évoques.
Cette difficulté fait qu'il me semble tout à fait illusoire de s'attendre à ce que l'ensemble de la population adopte un comportement compatible avec une survie de l'espèce humaine sans un changement radical de comportement au niveau des gens qui ont de gros leviers en main (gouvernants, dirigeants de grandes entreprises et autres). En particulier, il faut décroître. Et vite fait.
Autrement dit, je pense que c'est grillé et qu'une partie d'entre nous verra de ses propres yeux le crash de notre planète titanic, mourra de faim ou à la suite d'un ouragan de catégorie 6 ou même 7.
Certes, ce n'est pas un hiver extraordinairement doux qui prouve que ça se réchauffe, néanmoins, en regardant ce qu'il se passe depuis 20 ans, je pense qu'il n'y a pas besoin d'être un scientifique de premier ordre pour se rendre compte que ça cloche.
Si l'on était encore en 1970, les tergiversations que nous avons aujourd'hui auraient sans doute laissé le temps pour une réaction suffisamment efficace mais aujourd'hui, c'est trop tard pour ce genre de trucs.
Tout le monde parle du scénario du GIEC qui vise 2° à la fin du siècle parce que c'est la limite max pour laquelle on est encore relativement confiant (et encore, 1,5° serait mieux) dans les modèles, notamment concernant tous les facteurs d'emballement.
Aujourd'hui, on est sur une pente à 6°C. A la fin du siècle. Nul doute que les gens qui naissent aujourd'hui verront de sacrés changements avant leur retraite.
Quand on voit ce qu'il se passe déjà, je pense qu'il est très déraisonnable d'imaginer que des ajustements à la marge suffiront. Une remise en cause du système politico économique est nécessaire et cela ne peut passer que par une réduction drastique des inégalité. Sinon, cela se terminera mal car la marge de manœuvre est étroite et il ne me semble pas possible qu'un changement chaotique de type révolution puisse amener à un résultat propre à même de nous faire aller dans la bonne direction.
[^] # Re: la prolifération des pesticides dans nos assiettes
Posté par Jice . En réponse au journal Débat public sur l'agriculture. Évalué à 9.
En l'occurrence, mon propos ne cherche en aucun cas à convaincre sur le sujet des pesticides, quoique j'en pense, mais à pointer du doigt le fait qu'il est extrêmement difficile, dans le contexte actuel, de se faire une opinion raisonnablement sûre justement pour les raisons que tu évoques.
Cette difficulté fait qu'il me semble tout à fait illusoire de s'attendre à ce que l'ensemble de la population adopte un comportement compatible avec une survie de l'espèce humaine sans un changement radical de comportement au niveau des gens qui ont de gros leviers en main (gouvernants, dirigeants de grandes entreprises et autres). En particulier, il faut décroître. Et vite fait.
Autrement dit, je pense que c'est grillé et qu'une partie d'entre nous verra de ses propres yeux le crash de notre planète titanic, mourra de faim ou à la suite d'un ouragan de catégorie 6 ou même 7.
Certes, ce n'est pas un hiver extraordinairement doux qui prouve que ça se réchauffe, néanmoins, en regardant ce qu'il se passe depuis 20 ans, je pense qu'il n'y a pas besoin d'être un scientifique de premier ordre pour se rendre compte que ça cloche.
Si l'on était encore en 1970, les tergiversations que nous avons aujourd'hui auraient sans doute laissé le temps pour une réaction suffisamment efficace mais aujourd'hui, c'est trop tard pour ce genre de trucs.
Tout le monde parle du scénario du GIEC qui vise 2° à la fin du siècle parce que c'est la limite max pour laquelle on est encore relativement confiant (et encore, 1,5° serait mieux) dans les modèles, notamment concernant tous les facteurs d'emballement.
Aujourd'hui, on est sur une pente à 6°C. A la fin du siècle. Nul doute que les gens qui naissent aujourd'hui verront de sacrés changements avant leur retraite.
Quand on voit ce qu'il se passe déjà, je pense qu'il est très déraisonnable d'imaginer que des ajustements à la marge suffiront. Une remise en cause du système politico économique est nécessaire et cela ne peut passer que par une réduction drastique des inégalité. Sinon, cela se terminera mal car la marge de manœuvre est étroite et il ne me semble pas possible qu'un changement chaotique de type révolution puisse amener à un résultat propre à même de nous faire aller dans la bonne direction.