Comme vous le soulignez, nous n'employons pas les mots dans le même sens, et cela obère sensiblement les possibilités de discussion.
Ainsi, voici comment s'analyse l'une de vos propositions les plus discutables, voire condamnable.
« Je pense même que faire disparaître le genre totalement serait souhaitable [...] »
C'est peut-être cette idée très commune et assez dénuée de sens quand on s'intéresse au sens des mots et à poser la problématique qui tue complètement le débat. Probablement vient-elle de l'abus du mésusage du mot genre justement.
Si nous ouvrons le dico (ATILF) :
« GENRE, subst. masc.
A. Langue abstraite et cultivée; langage technique Ensemble d'êtres ou d'objets ayant la même origine ou liés par la similitude d'un ou de plusieurs caractères. Appartenir à, rentrer dans un genre :
Les Anciens (...) ne se sont pas demandé pourquoi la nature se soumet à des lois, mais pourquoi elle s'ordonne selon des genres. L'idée de genre correspond surtout à une réalité objective dans le domaine de la vie, où elle traduit un fait incontestable, l'hérédité.
BERGSON, Évol. créatr., 1907, p. 229.
[...]
Spécialement
a) PHILOS. (logique classique), LING. Idée générale ou classe d'êtres ou d'objets qui possèdent un ou plusieurs caractères communs. »
Ainsi faire disparaître les genres, c'est soit rendre tous les humains semblables et leur ôter tout caractère propre de sorte qu'ils se ressemblent à tel point qu'on ne puisse distinguer parmi eux des genres. Ou bien les rendre tous à ce point dissemblable qu'on ne puisse trouver de manière de les regrouper dans des catégories (genres).
Dans le premier cas l'idée relève du totalitarisme le plus absolu ; ainsi que de l’eugénisme dans la mesure où l'on distinguerait nécessairement a minima les sexes, et qu'il conviendrait donc de les faire disparaître. Dans le second, de l'ignorance la plus profonde du fonctionnement de l'esprit et du corps humain. Le premier se construisant par imitation, conduisant nécessairement à la formation de groupes se ressemblant, un peu à la manière de nuages de gaz cosmiques s'effondrant spontanément pour former des galaxies, partant de l'état homogène pour former des inhomogénéités.
Tout ça pour souligner qu'il n'est généralement pas inutile d'employer un bon dictionnaire. Non, pas un Larousse :-).
[^] # Re: Genre != Sexe
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au lien #Metoo la meilleure alternative à un des piliers de la démocratie: la présomption d'innocence . Évalué à 0.
Comme vous le soulignez, nous n'employons pas les mots dans le même sens, et cela obère sensiblement les possibilités de discussion.
Ainsi, voici comment s'analyse l'une de vos propositions les plus discutables, voire condamnable.
C'est peut-être cette idée très commune et assez dénuée de sens quand on s'intéresse au sens des mots et à poser la problématique qui tue complètement le débat. Probablement vient-elle de l'abus du mésusage du mot genre justement.
Si nous ouvrons le dico (ATILF) :
Ainsi faire disparaître les genres, c'est soit rendre tous les humains semblables et leur ôter tout caractère propre de sorte qu'ils se ressemblent à tel point qu'on ne puisse distinguer parmi eux des genres. Ou bien les rendre tous à ce point dissemblable qu'on ne puisse trouver de manière de les regrouper dans des catégories (genres).
Dans le premier cas l'idée relève du totalitarisme le plus absolu ; ainsi que de l’eugénisme dans la mesure où l'on distinguerait nécessairement a minima les sexes, et qu'il conviendrait donc de les faire disparaître. Dans le second, de l'ignorance la plus profonde du fonctionnement de l'esprit et du corps humain. Le premier se construisant par imitation, conduisant nécessairement à la formation de groupes se ressemblant, un peu à la manière de nuages de gaz cosmiques s'effondrant spontanément pour former des galaxies, partant de l'état homogène pour former des inhomogénéités.
Tout ça pour souligner qu'il n'est généralement pas inutile d'employer un bon dictionnaire. Non, pas un Larousse :-).
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace