• # Genre != Sexe

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien #Metoo la meilleure alternative à un des piliers de la démocratie: la présomption d'innocence . Évalué à 2.

    Juste une petite remarque en passant, parce que les dialogues ci-dessus ont de fortes flagrance de bonne volonté mêlée d'une subtile dose de mésusage du vocabulaire — si si vous savez, cette odeur de la sauce media bien de chez nous :-).

    Donc le sexe, c'est le plus souvent mâle ou femelle. Le plus souvent à tel point que ça s'appelle sexe de SECARE en latin qui signifie couper ; et même s'il y a aussi toutes sorte d'exception qu'il ne faudrait pas négliger.

    Le genre, c'est par exemple, macho ou féministe, ou intello... Certains genres sont à forte connotation sexuelle. Ainsi d'après certains commentaires ci-avant, dans les discours certains considèrent que le genre féministe relève exclusivement du sexe féminin ; ou encore on imagine mâle ou mal un macho de sexe féminin (oh le beau zeugma à l'oral).
    Le genre relève souvent d'une construction sociale s'appuyant nécessairement sur la biologie.

    Tout ça pour dire que le bon usage du vocabulaire permettrait peut-être de poser les questions utiles. À moins de vouloir modifier la biologie (eugénisme ou transhumanisme) une approche pertinente des problèmes liés aux genres et ou aux sexes ne devrait-elle pas se concentrer sur les genres ? C'est-à-dire sur ce qui peut être modifié socialement. Et pour fonder son approche peut-être serait-il intéressant de produire des comparaisons inter-ethniques. Parce que juste un taux de féminicide sans aucune étude, ni sur son évolution, ni sur le rapport entre ceux-ci et les genre cela fait une belle jambe.

    J'imagine la chose suivante : Si l'on constate que le taux de féminicide dans l'ethnie A est supérieur à celui de l'ethnie B, on va en déduire que les genres associés aux sexes féminin et masculin de l'ethnie A posent plus de problèmes que ceux de la B. Partant, on pourrait rechercher dans l'ethnie A comment modifier la société à l'imitation des B.
    Bien entendu, serait-on capable de définir précisément les genres (les plus fréquent du moins) des différentes ethnies, il serait potentiellement possible de pointer les genres spécifiquement incriminés ou les relations de genre les plus fréquemment pathologiques. Mais vu la précision du vocabulaire dans les débats, ne serait-ce qu'imaginer avancer dans une telle direction paraît relever de l'utopie.

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace