Même chose pour l'abolition de la peine de mort en France. Si effectivement ça a été fait contre le choix du peuple, ce n'était pas démocratique, par définition.
Pour que la démocratie fasse sens, il faut un socle de droits minimum et de protection des minorités. C'est tout l'objet des Droits de l'Homme (et de quelques traités internationaux) de garantir cela, de s'assurer que tout le monde a des droits minimum qui ne peuvent être bafoués sans remettre en cause la démocratie.
Sinon c'est une dictature de la majorité, à savoir que la pression populaire peut décider de tout ce qui est nuisible. Une démocratie ne doit pas permettre que le peuple puisse décider à 50% + 1 voix de la mort de quelqu'un, d'établir des discriminations sur n'importe quel critère, d'imposer tout et n'importe quoi aux 50% - 1 voix.
Pour rappel dans certains pays, le mariage homo ou l'abolition de la peine de mort ont été mis en place non pas par la voix législative mais par voie judiciaire que cela était une violation manifeste des droits fondamentaux que nulle loi démocratique ne peut remettre en cause, sans remettre en cause la démocratie sous adjacente. Car ces minorités font aussi parti de la démocratie, quoi qu'en pense la majorité de la population.
[^] # Re: Transparence (et divers)
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Référendum d’initiative partagée : couvrez ces noms que je ne saurais voir. Évalué à 10.
Pour que la démocratie fasse sens, il faut un socle de droits minimum et de protection des minorités. C'est tout l'objet des Droits de l'Homme (et de quelques traités internationaux) de garantir cela, de s'assurer que tout le monde a des droits minimum qui ne peuvent être bafoués sans remettre en cause la démocratie.
Sinon c'est une dictature de la majorité, à savoir que la pression populaire peut décider de tout ce qui est nuisible. Une démocratie ne doit pas permettre que le peuple puisse décider à 50% + 1 voix de la mort de quelqu'un, d'établir des discriminations sur n'importe quel critère, d'imposer tout et n'importe quoi aux 50% - 1 voix.
Pour rappel dans certains pays, le mariage homo ou l'abolition de la peine de mort ont été mis en place non pas par la voix législative mais par voie judiciaire que cela était une violation manifeste des droits fondamentaux que nulle loi démocratique ne peut remettre en cause, sans remettre en cause la démocratie sous adjacente. Car ces minorités font aussi parti de la démocratie, quoi qu'en pense la majorité de la population.