Je m'étonne de la conclusion que vous tirez de mon intervention dans l'autre dépêche.
Je me permets de rétablir mon point de vue :
Nous souhaitons diffuser au plus grand nombre.
Disons que je n'ai sans doute pas assez précisé que c'était "ma compréhension", car ma compréhension est que dire à une personne "je ne souhaite pas te montrer mon film car tu ne rentres pas dans mon business plan" n'est pas souhaiter diffuser au plus grand nombre, mais plutôt au plus grand nombre rentable de son point de vue (c'est un choix de passer un petit investissement à mettre en place un site web de vente, ou de ne pas le faire car on pense qu'il n'y aura pas assez de gens qui achèteront). Pas négatif, ne vous méprenez pas, mais du coup ce n'est pas la même chose.
Je ne crois pas que livrer à ce jour en CC le documentaire soit une solution viable financièrement et efficace en terme de rayonnement.
Justement, les propositions permettent une diffusion à moindre coût (de 0 en fait, c'est viable) et à large diffusion.
Par contre il ne rentabilisera pas l'investissement initial, oui, mais j'ai répondu à la question d'Ysabeau sur comment faire diffuser ce documentaire par là où on est, pas sur comment faire payer les gens (question très différente). Si on ne pose pas la bonne question (avec les contraintes, Ysabeau n'a pas daigné fournir les contraintes tout en demandant des pistes), on a rarement la bonne réponse (les pistes sont données sans prendre en considération les contraintes non indiquées, forcément).
Pas négatif, c'est légitime de vouloir rentabiliser, mais ce n'est pas toujours compatible avec une diffusion au plus grand nombre.
La meilleure voie, pour cela, serait d'abord de décrocher une diffusion sur une chaîne de télévision majeure,
En attendant cette chose hypothétique, l'auteur du commentaire auquel je répondais ne peut pas voir votre film.
Pour revenir sur la notion de plus grand nombre, ça me parait bien "direct" que de préjuger d'une meilleur voie évidente, pas mal de monde se pose en fait la question suivant ses réseaux etc.
Par exemple dans le cas des jeux vidéos, certains ont décidé de se passer d'éditeur alors que c'était la "meilleure voie" traditionnellement, et de nos jours il y a plein de gens qui vivent d'une distribution quasi directe (par le biais de plate-forme de distribution en ligne, ce dont je parlais aussi pour les films car ça se fait aussi pour les films).
Un replay serait probablement également proposé.
Ca ne rend pas forcément le film accessible au plus grand nombre, pensez à interdire dans le contrat la limitation classique suivant l'adresse IP (faut souvent avoir l'IP du bon pays).
Parallèlement, le documentaire va prendre la voie des festivals
Les festivals sont physiquement locaux, bien moins de monde et pas accessibles au plus grand monde. Par exemple l'auteur du commentaire auquel je répondais ne peut pas voir votre film.
Et OK vous ne voulez pas en libre, mais pourquoi pas en accès payant non libre par Internet (solution aussi proposée, je n'ai pas parlé que de libre)? Même les ayant-droits de films à plus gros budget le proposent de nos jours, en parallèle de négociations avec des chaînes de TV pays par pays, donc il me semble qu'il y a une démonstration que c'est acceptable par les différents acteurs "traditionnels" que vous souhaitez viser.
Finalement, quelles sont les contraintes? la cible ("le plus grand nombre" est trop général, mon plus grand nombre est le monde entier francophone, le votre semble être celui rentable, pas la même chose)?
Par exemple, si je souhaite montrer votre film dans un festival local (genre mon vidéo-projecteur avec 1 spectateur, ou il y a-t-il des limites que vous mettez à la notion de festival, qui à ma connaissance n'a pas de définition précise?), quelles contrainte mettez-vous à l'organisateur, bref comment on fait? Il n'y a pas beaucoup d'informations disponibles sur les contraintes mises, publiquement du moins.
Oui je trolle un peu, mais perso quand mes propres clients ont pour objectif de diffuser au plus grand nombre, ils payent de leur poche pour faire le projet, et après diffusent en libre (copyfree même). Par contre ceux qui ont pour objectif de rentabiliser directement l'investissement font d'autres choix (et je ne critique pas! Il ne me disent juste pas qu'ils visent le plus grand nombre).
Bref, c'était surtout pour montrer que je réagis quand on essaye d'insister sur "le plus grand nombre" général alors que l'idée n'est pas le "plus grand nombre" mais un autre objectif (vous l'avez dit plus loin avec d'autres mots certes : rentabiliser l'investissement que vous avez fait), ça me titille, désolé, surtout quand j'ai aussi indiqué que vous pourriez le vendre (note : ça limite le nombre) par Internet mais que vous ne prenez pas en compte cette idée (autant je comprend votre volonté de gagner de l'argent dessus, autant je ne comprend pas pourquoi ne pas le vendre par Internet, il y a 10 ans c'était la peur d'ayant-droits de films, mais depuis ils vendent car ont compris que le plus grand nombre d'acheteurs potentiels, ce n'est pas que la TV).
Vous tombez dans le travers critiqué dans l'interview : croire et/ou faire croire que vous souhaitez une chose que vous ne souhaitez pas vraiment, en utilisant ds mots plus positifs ("on souhaite diffuser au plus grand nombre") que ce que vous être prêt à faire (si je comprend bien : rentabiliser votre investissement en priorité, ensuite le plus grand nombre compatible avec la première contrainte serait pas mal). Quitte à me répéter, vouloir rentabiliser n'est pas un mal (je le fais moi-même pour mon business), ce qui me fait tiquer est l'affichage par rapport à la réalité (Colin souhaite voir votre film, il fait partie du plus grand nombre, mais vous lui refusez car il n'est pas votre priorité dans votre business plan).
[^] # Re: Comment le voir?
Posté par Zenitram (site web personnel) . En réponse à la dépêche LoL, une affaire sérieuse, compte‐rendu de l’avant‐première. Évalué à 7.
Disons que je n'ai sans doute pas assez précisé que c'était "ma compréhension", car ma compréhension est que dire à une personne "je ne souhaite pas te montrer mon film car tu ne rentres pas dans mon business plan" n'est pas souhaiter diffuser au plus grand nombre, mais plutôt au plus grand nombre rentable de son point de vue (c'est un choix de passer un petit investissement à mettre en place un site web de vente, ou de ne pas le faire car on pense qu'il n'y aura pas assez de gens qui achèteront). Pas négatif, ne vous méprenez pas, mais du coup ce n'est pas la même chose.
Justement, les propositions permettent une diffusion à moindre coût (de 0 en fait, c'est viable) et à large diffusion.
Par contre il ne rentabilisera pas l'investissement initial, oui, mais j'ai répondu à la question d'Ysabeau sur comment faire diffuser ce documentaire par là où on est, pas sur comment faire payer les gens (question très différente). Si on ne pose pas la bonne question (avec les contraintes, Ysabeau n'a pas daigné fournir les contraintes tout en demandant des pistes), on a rarement la bonne réponse (les pistes sont données sans prendre en considération les contraintes non indiquées, forcément).
Pas négatif, c'est légitime de vouloir rentabiliser, mais ce n'est pas toujours compatible avec une diffusion au plus grand nombre.
En attendant cette chose hypothétique, l'auteur du commentaire auquel je répondais ne peut pas voir votre film.
Pour revenir sur la notion de plus grand nombre, ça me parait bien "direct" que de préjuger d'une meilleur voie évidente, pas mal de monde se pose en fait la question suivant ses réseaux etc.
Par exemple dans le cas des jeux vidéos, certains ont décidé de se passer d'éditeur alors que c'était la "meilleure voie" traditionnellement, et de nos jours il y a plein de gens qui vivent d'une distribution quasi directe (par le biais de plate-forme de distribution en ligne, ce dont je parlais aussi pour les films car ça se fait aussi pour les films).
Ca ne rend pas forcément le film accessible au plus grand nombre, pensez à interdire dans le contrat la limitation classique suivant l'adresse IP (faut souvent avoir l'IP du bon pays).
Les festivals sont physiquement locaux, bien moins de monde et pas accessibles au plus grand monde. Par exemple l'auteur du commentaire auquel je répondais ne peut pas voir votre film.
Et OK vous ne voulez pas en libre, mais pourquoi pas en accès payant non libre par Internet (solution aussi proposée, je n'ai pas parlé que de libre)? Même les ayant-droits de films à plus gros budget le proposent de nos jours, en parallèle de négociations avec des chaînes de TV pays par pays, donc il me semble qu'il y a une démonstration que c'est acceptable par les différents acteurs "traditionnels" que vous souhaitez viser.
Finalement, quelles sont les contraintes? la cible ("le plus grand nombre" est trop général, mon plus grand nombre est le monde entier francophone, le votre semble être celui rentable, pas la même chose)?
Par exemple, si je souhaite montrer votre film dans un festival local (genre mon vidéo-projecteur avec 1 spectateur, ou il y a-t-il des limites que vous mettez à la notion de festival, qui à ma connaissance n'a pas de définition précise?), quelles contrainte mettez-vous à l'organisateur, bref comment on fait? Il n'y a pas beaucoup d'informations disponibles sur les contraintes mises, publiquement du moins.
Oui je trolle un peu, mais perso quand mes propres clients ont pour objectif de diffuser au plus grand nombre, ils payent de leur poche pour faire le projet, et après diffusent en libre (copyfree même). Par contre ceux qui ont pour objectif de rentabiliser directement l'investissement font d'autres choix (et je ne critique pas! Il ne me disent juste pas qu'ils visent le plus grand nombre).
Bref, c'était surtout pour montrer que je réagis quand on essaye d'insister sur "le plus grand nombre" général alors que l'idée n'est pas le "plus grand nombre" mais un autre objectif (vous l'avez dit plus loin avec d'autres mots certes : rentabiliser l'investissement que vous avez fait), ça me titille, désolé, surtout quand j'ai aussi indiqué que vous pourriez le vendre (note : ça limite le nombre) par Internet mais que vous ne prenez pas en compte cette idée (autant je comprend votre volonté de gagner de l'argent dessus, autant je ne comprend pas pourquoi ne pas le vendre par Internet, il y a 10 ans c'était la peur d'ayant-droits de films, mais depuis ils vendent car ont compris que le plus grand nombre d'acheteurs potentiels, ce n'est pas que la TV).
Vous tombez dans le travers critiqué dans l'interview : croire et/ou faire croire que vous souhaitez une chose que vous ne souhaitez pas vraiment, en utilisant ds mots plus positifs ("on souhaite diffuser au plus grand nombre") que ce que vous être prêt à faire (si je comprend bien : rentabiliser votre investissement en priorité, ensuite le plus grand nombre compatible avec la première contrainte serait pas mal). Quitte à me répéter, vouloir rentabiliser n'est pas un mal (je le fais moi-même pour mon business), ce qui me fait tiquer est l'affichage par rapport à la réalité (Colin souhaite voir votre film, il fait partie du plus grand nombre, mais vous lui refusez car il n'est pas votre priorité dans votre business plan).