Posté par Jice .
En réponse au journal Grand débat.
Évalué à 10.
Voter utile
C'est une aberration. Un système qui rend obligatoire les compromis entre choux et carottes n'est pas un bon système. En quoi la nécessité de s'organiser pour voter utile est-elle intéressante ? Je ne vote plus pour quelqu'un dont je soutiens le programme. C'est un comble
L'envie majoritaire que rien ne change
Je ne crois pas. Seulement, depuis 40 ans, quand un gouvernement annonce "réforme", ça veut dire "économies", "détricotage des droits sociaux", "détricotage du droit du travail", "dégradation des services publics"...
Et cela, quelque soit son parti d'origine.
Donc effectivement, la majorité de la population n'a sans doute pas envie d'aller dans ce sens. Comme les voies alternatives ne sont pas visibles (car dissimulées ou discréditées par les médias), les gens sont un peu déboussolés et ne savent pas trop vers où aller.
Si encore les temps étaient durs pour tout le monde. Mais non, les salaires des patrons du CAC 40 augmente de 20% par an. Sans parler des dividendes et autres bonus très élitistes. La crise des uns sert à l’essor des autres et sans doute les français s'en rendent-ils vaguement compte.
On assiste également à un gros travail médiatique pour discréditer les valeurs de partage et de collaboration. Tout ce qui vient des théories socialistes sont immanquablement ramenées à Staline ou à Mao. Quand on parle de Chavez, on oublie toujours la guerre sauvage qu'ont orchestré les états unis (sans vouloir prétendre que ce type n'avait pas une face bien sombre).
Tout ce qui vient dénoncer le grand marché ou la croissance est rejeté avec mépris. Pourtant, est-il vraiment plus utopique de vouloir changer un système à l'agonie en essayant de réfléchir à quelque chose de nouveau qui prend le meilleur de tous les systèmes connus que de vouloir continuer avec le système actuel (dont on prétend qu'il est le moins mauvais) alors même qu'il est basé sur l'idée que la croissance peut être infinie dans un monde fini. Qu'on va toujours pouvoir exploiter davantage de pétrole, de matières premières...
Libres de s'informer ?
A part quelques émissions sur ARTE de temps à autres, les dérives des états et des multinationales ne sont pas tellement dénoncées. Qui parle de Bolloré en Afrique ? Des raffineries de Total ?
C'est très timide. De tels scandales devraient être dans les gros titres des JT tous les jours. Au lieu de ça, on préfère nous parler de faits divers anecdotiques.
S'informer est très compliqué. Les articles à la fois accessibles et sérieux ne sont pas si fréquents que ça. Les médias, dorénavant pour la plupart aux mains de grands investisseurs, défendent sans faillir le système en place. En dehors de quelques saillies pour faire bonne mesure, les JT et autres émissions grand public sont très largement orientées dans la même direction.
[^] # Re: Le temps
Posté par Jice . En réponse au journal Grand débat. Évalué à 10.
C'est une aberration. Un système qui rend obligatoire les compromis entre choux et carottes n'est pas un bon système. En quoi la nécessité de s'organiser pour voter utile est-elle intéressante ? Je ne vote plus pour quelqu'un dont je soutiens le programme. C'est un comble
Je ne crois pas. Seulement, depuis 40 ans, quand un gouvernement annonce "réforme", ça veut dire "économies", "détricotage des droits sociaux", "détricotage du droit du travail", "dégradation des services publics"...
Et cela, quelque soit son parti d'origine.
Donc effectivement, la majorité de la population n'a sans doute pas envie d'aller dans ce sens. Comme les voies alternatives ne sont pas visibles (car dissimulées ou discréditées par les médias), les gens sont un peu déboussolés et ne savent pas trop vers où aller.
Si encore les temps étaient durs pour tout le monde. Mais non, les salaires des patrons du CAC 40 augmente de 20% par an. Sans parler des dividendes et autres bonus très élitistes. La crise des uns sert à l’essor des autres et sans doute les français s'en rendent-ils vaguement compte.
On assiste également à un gros travail médiatique pour discréditer les valeurs de partage et de collaboration. Tout ce qui vient des théories socialistes sont immanquablement ramenées à Staline ou à Mao. Quand on parle de Chavez, on oublie toujours la guerre sauvage qu'ont orchestré les états unis (sans vouloir prétendre que ce type n'avait pas une face bien sombre).
Tout ce qui vient dénoncer le grand marché ou la croissance est rejeté avec mépris. Pourtant, est-il vraiment plus utopique de vouloir changer un système à l'agonie en essayant de réfléchir à quelque chose de nouveau qui prend le meilleur de tous les systèmes connus que de vouloir continuer avec le système actuel (dont on prétend qu'il est le moins mauvais) alors même qu'il est basé sur l'idée que la croissance peut être infinie dans un monde fini. Qu'on va toujours pouvoir exploiter davantage de pétrole, de matières premières...
A part quelques émissions sur ARTE de temps à autres, les dérives des états et des multinationales ne sont pas tellement dénoncées. Qui parle de Bolloré en Afrique ? Des raffineries de Total ?
C'est très timide. De tels scandales devraient être dans les gros titres des JT tous les jours. Au lieu de ça, on préfère nous parler de faits divers anecdotiques.
S'informer est très compliqué. Les articles à la fois accessibles et sérieux ne sont pas si fréquents que ça. Les médias, dorénavant pour la plupart aux mains de grands investisseurs, défendent sans faillir le système en place. En dehors de quelques saillies pour faire bonne mesure, les JT et autres émissions grand public sont très largement orientées dans la même direction.