C'est aussi un souci assez classique du monde associatif : la personne à la tête de l'asso peut se retrouver à faire un peu tout (ce qui comporte divers risques comme « plus elle en fait, plus on la laisse en faire », dérive autocratique, peu de renouvellement des idées ou des actions, pas d'autres personnes qui émergent, etc.) et devient dure à remplacer (soit qu'elle veuille partir mais en évitant que la structure meure, soit qu'elle ne veuille pas partir mais que les autres voudraient qu'elle parte pour éviter une sclérose complète de la structure). Bref le question du renouvellement est un problème important dans le secteur associatif, car personne n'est éternel (en tout cas jusqu'à maintenant).
Une particularité du monde associatif est aussi que l'on a « plein » de temps en étant étudiant, puis moins en commençant une vie active, encore moins si on a fondé sa famille et/ou que l'on a une carrière prenante, et que ce n'est que plus tard que l'on a potentiellement à nouveau du temps pour de l'associatif (retraite, enfants plus grands, etc.), sans même parler de l'envie de vouloir faire autre chose à un moment ou de découvrir que finalement le libre c'est moins important que l'élevage de chèvres dans le Larzac. C'est un peu différent des cas présentés ici où les gens sont payés pour leur activité, donc sont justement dans leur période vie active. Dit autrement, sans renouvellement c'est compliqué d'avoir des associatifs actifs en continu d'ados à retraités, tandis que c'est théoriquement possible d'avoir un employé/patron sur toute sa carrière (par exemple Linus Torvalds à la tête du projet noyau Linux).
[^] # Re: C'est normal ...
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . En réponse au journal Les timoniers sont-ils fatigués ?. Évalué à 10.
C'est aussi un souci assez classique du monde associatif : la personne à la tête de l'asso peut se retrouver à faire un peu tout (ce qui comporte divers risques comme « plus elle en fait, plus on la laisse en faire », dérive autocratique, peu de renouvellement des idées ou des actions, pas d'autres personnes qui émergent, etc.) et devient dure à remplacer (soit qu'elle veuille partir mais en évitant que la structure meure, soit qu'elle ne veuille pas partir mais que les autres voudraient qu'elle parte pour éviter une sclérose complète de la structure). Bref le question du renouvellement est un problème important dans le secteur associatif, car personne n'est éternel (en tout cas jusqu'à maintenant).
Une particularité du monde associatif est aussi que l'on a « plein » de temps en étant étudiant, puis moins en commençant une vie active, encore moins si on a fondé sa famille et/ou que l'on a une carrière prenante, et que ce n'est que plus tard que l'on a potentiellement à nouveau du temps pour de l'associatif (retraite, enfants plus grands, etc.), sans même parler de l'envie de vouloir faire autre chose à un moment ou de découvrir que finalement le libre c'est moins important que l'élevage de chèvres dans le Larzac. C'est un peu différent des cas présentés ici où les gens sont payés pour leur activité, donc sont justement dans leur période vie active. Dit autrement, sans renouvellement c'est compliqué d'avoir des associatifs actifs en continu d'ados à retraités, tandis que c'est théoriquement possible d'avoir un employé/patron sur toute sa carrière (par exemple Linus Torvalds à la tête du projet noyau Linux).