• [^] # Re: Pas forcément commercial

    Posté par . En réponse au journal Le logiciel libre dont on ne peut utiliser les libertés. Évalué à -7.

    les lecteurs et les lectrices ne sont pas perturbé⋅es1 par le point-médian !

    Il est nécessaire d’insister sur le fait que ça ne pose pas plus de problème aux hemmes2 ;)

    Ici je serais très favorable à accepter comme correct les deux accords, au masculin (parce que forme "classique") ou au féminin (parce que règle de proximité, mais même sans ça).

    On en a déjà parlé ici, ça ouvre la possibilité d’être équivoque, ou plutôt, on ne peut plus, simplement avec l’accord, préciser de quelle partie du sujet on parle. « Les lecteurs et les lectrices perturbées » signifie, selon la règle en vigueur, que seules les lecteur⋅ices1 muni⋅es1 (à priori...) d’un vagin sont perturbées : information implicitée par la grammaire, non explicité par la syntaxe → c’est une source de complexité de la langue (facile de passer à côté en lisant ça), donc de son inefficacité (à « régner » en tant que langue). La règle actuelle permet de transmettre une information plus subtile mais cela implique un plus fort risque de mauvaise transmission.

    [1] J’ai employé la forme courte, avec un seul point : muni⋅e⋅s → muni⋅es, qui est plus concise, moins pédante et donc plus agréable, qui, comme tout changement d’habitude moins contraignant, a plus de chance d’être adopté⋅e rapidement.

    [2] aux hommes qu’aux femmes → aux hemmes (ou aux fommes...) : pour celui-ci je ne suis pas sûr que les yeux des lecteurs, ou même leur âme, soient prêt⋅es