• [^] # Re: ça fait chef d'entreprise et pas président de la république.

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Bookmark : Interview d'Emmanuel Macron sur l'IA dans Wired. Évalué à 7.

    Il y a 2 freins énormes : le scrutin majoritaire empêche toute création de nouveau parti. Dans la plus part des pays d’Europe, le parti pirate a des élus sauf en France. Il a même failli gouverner en Islande. Il faut perdre quelques élections avant de faire quelques % des voies. Pour ça, il faut trouver 300 000€ pour payer la base de la base : bulletins et affiches légales. Donc, en gros, un nouveau parti doit trouver 1 millions d'euro avant d'avoir des élus, devine quel genre de nouveau parti peut se payer ça.

    De plus, un gros parti aura forcément un certain nombre de voies, il se fera rembourser par l'Etat, pas un nouveau parti qui débute. En Allemagne, les frais de base sont payés par l’État directement, et non remboursé sous condition comme en France.

    L'absence de tout scrutin à la proportionnel empêche de créer un nouveau parti, le FN a mis des années pour avoir très peu d'élus, même avec 20 % au niveau national.

    Bref, tout est fait pour que personne ne puisse aller embêter les partis en place.

    Le deuxième frein est bien plus insidieux. Il y a une sorte de consensus mou entre expert médiatique, gouvernement et journaliste influent, sur ce qui est vu comme discutable ou non. Entre ce qui est vu comme utopique/farfelue/pas sérieux et ce qui est raisonnable. Et cette espace se réduit de plus en plus, c'est le fameux TINA, qui entraine des politiques très profitables pour les 1%.

    "La première sécurité est la liberté"