• [^] # Re: Heu... il y a que moi qui ait compris que c'était plutôt une dénonciation indirecte de Google ?

    Posté par . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 5. Dernière modification le 07 décembre 2016 à 12:57.

    Je ne pense pas non plus que l'habillage ou la présentation graphique puissent en soi constituer l'acte condamnable, c'est bien trop imprécis là où il faut toute la clarté possible, et je ne vois quelle autre faute que celle du mauvais goût cela pourrait constituer. Cela pourrait par contre servir, comme tu le reconnais, à consolider le faisceau de présomptions.

    J'aurais tendance à penser que l'acte, en tant que tel, qui pourrait rendre une plainte recevable serait le suivant : la devise dans le bandeau du header (« Toutes les infos sur l'IVG dont vous avez besoin : médicales, psychologiques, juridiques ou sociales. ») et l'absence d'«À propos».

    Et ça tombe bien que tu prennes l'exemple du Gorafi. Sa devise («Toute l'information selon des sources contradictoires») détourne une tournure courante des devises des journaux («Toute l'information qui vaut la peine d'être imprimée», pour ne citer que celle-là). La caricature est déjà claire à ce niveau, mais si cela ne suffisait pas à tous, l'à propos vient lever le dernier voile d'ambiguïté quant à la vocation humoristique du site et de son contenu.

    Le Gorafi peut ainsi bénéficier du droit à la parodie, et éviter de rentrer dans le domaine du droit de la presse, et de l'obligation d'informer selon les modalités du droit à l'information des lecteurs. Il n'y a rien de tel en ce qui concerne le site dont ce journal parle.

    Tout du moins j'imagine que c'est de cette façon là que je procéderais.

    Et puisque tu parles des conséquences possibles de cette loi, il me semble que ce qu'elle pourrait par la suite faciliter ou légitimer, ce n'est pas, comme tu l'affirmes, de futures lois de plus en plus «liberticides» (je partage l'avis de j-c_32 à ce propos), mais une extension du droit de la presse (et donc de ses devoirs) aux médias numériques qui s'afficheraient comme des médias d'information.

    Non pas parce que les gouvernements et le corps politique seraient malveillants, simplement parce que c'est déjà le cas en pratique, que de plus en de gens utilisent les nouveaux médias comme des médias d'information (et je ne dis pas que c'est un mal). L'actualité récente l'a confirmé avec force, par exemple pendant l'élection de Trump (je pense à un article du Guardian, mais il y en a eu une pelletée sur le sujet ces derniers temps).

    Et je ne pense pas que cela sera forcément une mauvaise chose si c'est bien le chemin que l'on prend.