c'est une langue « occidentale », et pas vraiment internationale. Pour un Chinois, cette langue n'est pas plus simple à apprendre que l'anglais.
Comme d'autres te l'ont déjà dit, ce n'est pas tout à fait vrai : c'est quand même beaucoup plus facile à apprendre que l'anglais pour un Chinois, et la grammaire de l'espéranto, par certains aspects (du fait de simplifications), n'est pas si indo-européenne que ça (un peu par accident, il faut le dire). La réalité, c'est que Zamenhof a fait avec ce qu'il savait à l'époque, et que, même s'il ne pouvait pas s'inspirer (du moins volontairement) des langues asiatiques, au moins, c'est loin d'être du latin à 100%, ce qui donne un air curieux et exotique à la langue, qui à mon avis à attiré bien du monde.
Dans des projets plus récents un peu plus internationaux (vu qu'aujourd'hui c'est plus facile), il y a par exemple Lidepla, fait par des linguistes russes récemment, avec des objectifs similaires à l'espéranto, mais qui intègre des mots de pleins de langues non européennes (en particulier, le chinois, l'hindi, et l'arabe), et a simplifié la grammaire en rendant optionnels la plupart des éléments grammaticaux (jusqu'aux conjugaisons). Un truc intéressant, c'est qu'ils ont décidé d'être internationaux sur les mots très courants, et moins sur les mots plus spécifiques. Par exemple, la plupart des mots informatiques sont inspirés de l'anglais, mais des mots comme «bien», «voyager», «pouvoir», la négation, etc. ne sont pas européens. Bien sûr, contrairement à l'espéranto, il doit y avoir juste quelques dizaines de locuteurs, et dont la plupart savent probablement espéranto, donc voiloir communiquer n'est pas un argument pour l'apprendre encore :) Ça ne m'a pas empêché de m'y mettre, et j'ai bien aimé : au bout d'une semaine et demi à peu près, j'ai lu en lidepla Alice au Pays des Merveilles (que j'avais d'ailleurs jamais lu) :) Et au passage, j'ai appris pas mal de mots chinois, arabes, hindi et russes, ça pourra peut-être toujours me servir. Des langues comme ça, espéranto ou lidepla, j'en apprendrais une dizaine plutôt que d'en apprendre une seule autre comme l'anglais.
une autre langue est internationale de fait : l'anglais.
Par contre, sur ce point, je pense que tu es loin de la vérité. L'anglais est à peine parlé d'un 10% de la population mondiale. Malgré du Hollywood et compagnie à toutes les sauces, des millions et des millions gaspillés pour son apprentissage de par le monde, ils n'y arrivent pas, c'est un échec presque complet. Et dans le petit pourcentage qui le parle, c'est loin d'être homogène : grâce à la phonologie et écritures fantaisistes de l'anglais, les dialectes émergent de partout, et souvent ils ne sont même plus intelligibles entre eux à l'oral, et il y a peu de chances que ça s'améliore avec le temps, ce genre de choses. Les anglais natifs eux-mêmes sont souvent perdus dans ce chaos. Et pour ce qui est des mots moins courants, souvent uniquement lus et peu souvent dits à l'oral, pas grand monde ne sait les prononcer parmi les natifs mêmes.
[^] # Re: Pas si internationale
Posté par anaseto . En réponse à la dépêche État de l’espéranto sous GNU/Linux. Évalué à 9.
Comme d'autres te l'ont déjà dit, ce n'est pas tout à fait vrai : c'est quand même beaucoup plus facile à apprendre que l'anglais pour un Chinois, et la grammaire de l'espéranto, par certains aspects (du fait de simplifications), n'est pas si indo-européenne que ça (un peu par accident, il faut le dire). La réalité, c'est que Zamenhof a fait avec ce qu'il savait à l'époque, et que, même s'il ne pouvait pas s'inspirer (du moins volontairement) des langues asiatiques, au moins, c'est loin d'être du latin à 100%, ce qui donne un air curieux et exotique à la langue, qui à mon avis à attiré bien du monde.
Dans des projets plus récents un peu plus internationaux (vu qu'aujourd'hui c'est plus facile), il y a par exemple Lidepla, fait par des linguistes russes récemment, avec des objectifs similaires à l'espéranto, mais qui intègre des mots de pleins de langues non européennes (en particulier, le chinois, l'hindi, et l'arabe), et a simplifié la grammaire en rendant optionnels la plupart des éléments grammaticaux (jusqu'aux conjugaisons). Un truc intéressant, c'est qu'ils ont décidé d'être internationaux sur les mots très courants, et moins sur les mots plus spécifiques. Par exemple, la plupart des mots informatiques sont inspirés de l'anglais, mais des mots comme «bien», «voyager», «pouvoir», la négation, etc. ne sont pas européens. Bien sûr, contrairement à l'espéranto, il doit y avoir juste quelques dizaines de locuteurs, et dont la plupart savent probablement espéranto, donc voiloir communiquer n'est pas un argument pour l'apprendre encore :) Ça ne m'a pas empêché de m'y mettre, et j'ai bien aimé : au bout d'une semaine et demi à peu près, j'ai lu en lidepla Alice au Pays des Merveilles (que j'avais d'ailleurs jamais lu) :) Et au passage, j'ai appris pas mal de mots chinois, arabes, hindi et russes, ça pourra peut-être toujours me servir. Des langues comme ça, espéranto ou lidepla, j'en apprendrais une dizaine plutôt que d'en apprendre une seule autre comme l'anglais.
Par contre, sur ce point, je pense que tu es loin de la vérité. L'anglais est à peine parlé d'un 10% de la population mondiale. Malgré du Hollywood et compagnie à toutes les sauces, des millions et des millions gaspillés pour son apprentissage de par le monde, ils n'y arrivent pas, c'est un échec presque complet. Et dans le petit pourcentage qui le parle, c'est loin d'être homogène : grâce à la phonologie et écritures fantaisistes de l'anglais, les dialectes émergent de partout, et souvent ils ne sont même plus intelligibles entre eux à l'oral, et il y a peu de chances que ça s'améliore avec le temps, ce genre de choses. Les anglais natifs eux-mêmes sont souvent perdus dans ce chaos. Et pour ce qui est des mots moins courants, souvent uniquement lus et peu souvent dits à l'oral, pas grand monde ne sait les prononcer parmi les natifs mêmes.