• [^] # Re: Non.

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Il faut sauver le soldat Firefox!. Évalué à 8.

    Pourquoi nettoyer s'il n'y a rien à nettoyer ?

    • avec un conteneur, il est possible d'avoir installé plusieurs applications dedans et de vouloir en désinstaller une seule. Le fait de savoir désinstaller (de l'avoir testé réellement) peut aider à détecter des erreurs d'installation (on a créé des fichiers temporaires non prévus, créé des fichiers au mauvais endroit, mal géré des permissions, etc.). Dans une distribution, une partie de bugs est détecté via les mises à jour et les désinstallations.
    • le fait de savoir désinstaller permet de confirmer que l'on fait ce que l'on pense faire (faire ce qui était prévu et uniquement ce qui était prévu).
    • il me semble plus satisfaisant de maîtriser ce que l'on fait que de jeter tout, mais techniquement/pratiquement/économiquement c'est un compromis sur le fait que de toute façon c'est techniquement difficile alors on va au plus simple / ça coûte moins cher de tout jeter ici « l'écologie/recyclage » on s'en fout mais si ça consomme sûrement plus en énergie / ça permet d'aller vite et c'est tout ce qui compte dans ce monde.
    • conceptuellement je trouve étrange de se dire en gros « l'informatique est à mon service et me permet de tout faire » mais bon en fait je suis dépassé, quand j'ai un souci je jette tout. C'est une particularité de l'informatique, heureusement que tous les architectes ne détruisent pas les bâtiments à chaque fois, les mécanos les voitures, etc. C'est une exception de travailler à « ressources quasi-infinies à coût quasi-nul ».
    • « sans effet de bord » est difficile à montrer : le fait d'installer des conteneurs modifie l'hôte, le fait de créer des machines virtuelles modifie l'hyperviseur, la config réseau, etc. On fait plutôt ce que l'on peut/sait dans un domaine où une application tourne dans une machine virtuelle du langage qui tourne sur une machine virtuelle système qui tourne sur une machine virtuelle du processeur... qui finit par tourner sur un processeur physique (embarquant des couches de virtualisation interne). Idem pour entre le système et la tête de lecture d'un disque dur, il y a un paquet de caches, conversions et intermédiaires (FS, LVM, RAID, cache processeur, cache disque, microcode du disque, etc.). Ne pas nettoyer me semble plutôt un choix pragmatique « de toute façon on ne sait pas nettoyer vraiment sûrement en fait ».
    • le fait de ne pas analyser ralentit probablement aussi la découverte de bugs. Exemple bateau : une appli crashe car tel port était déjà ouvert pour une raison non prévue. On la réinstalle, cool ça remarche. Mais on ne sait pas pourquoi et le point ne sera pas corrigé, donc ça tiendra jusqu'au prochain plantage.
    • on doit pouvoir trouver d'autres raisons, mais comme on n'est déjà plus vendredi, je vais retourner faire des scripts d'automatisation ansible pour les conteneurs et machines virtuelles de LinuxFr.org...