C'est dommage que cette dépêche ne parle que des mauvaises solutions au vote electronique et ne parle absolument pas d'avancées sur des solutions qui marcheraient (ou alors j'ai raté un bout).
Déjà en vote électronique, la définition de « solution qui marche » est compliquée. C'est une solution qui a l'air de marcher (par exemple sans nombre de votes négatifs, avec un nombre de votants inférieur au nombre d'électeurs, sans bulletins nuls, avec autant de votes que d'émargements, etc.) ? Une solution qui n'a pas donné lieu à des recours ? Une solution qui donne un résultat plausible ? Etc.
Pour du scrutin institutionnel, on ne sait pas résoudre actuellement la problématique "bulletin secret + vérifiable par tout un chacun + compréhensible par tout un chacun" que l'on avait jusque là en scrutin papier. On en revient à « qu'est-ce que le corps électoral accepte de perdre pour bénéficier d'avantages liés à la dématérialisation ? » Cf les dépêches précédentes et mes présentations précédentes.
Si on enlève le bulletin secret, ça devient trivial. Mais c'est considéré comme un critère essentiel en démocratie pour éviter les pressions.
Si on accepte de perdre le « compréhensible par tout un chacun », on déverse de la crypto (voire de la physique quantique) un peu partout, on considère qu'il suffit de faire confiance à des experts et que les électeurs n'ont qu'à accepter le résultat et puis voilà. Ça deviendrait un banal problème de techniciens, faut juste que ça marche (avec toutes les limites que cela comporte, ce n'est pas comme si l'informatique marchait merveilleusement bien sans attaques, fuites de données et pannes majeures). Je ne suis pas sûr que cela soit acceptable, parce qu'un scrutin dont le résultat ne serait finalement pas accepté par le corps électoral pose un vrai souci.
Par contre, il faut que les gens arrêtent de penser que c'est un problème simple et que 3 min de réflexion suffisent à le résoudre. Il y a déjà eu des années de réflexion, des dizaines de papiers scientifiques, des centaines d'expériences et de failles connues, des dizaines de solutions proposées et parfois abandonnées, etc., etc.
[^] # Re: Et sinon, l'aspect positif ?
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . En réponse à la dépêche Petites actus sur le vote électronique (par ordinateurs de vote ou par Internet) (3). Évalué à 10.
Déjà en vote électronique, la définition de « solution qui marche » est compliquée. C'est une solution qui a l'air de marcher (par exemple sans nombre de votes négatifs, avec un nombre de votants inférieur au nombre d'électeurs, sans bulletins nuls, avec autant de votes que d'émargements, etc.) ? Une solution qui n'a pas donné lieu à des recours ? Une solution qui donne un résultat plausible ? Etc.
Pour du scrutin institutionnel, on ne sait pas résoudre actuellement la problématique "bulletin secret + vérifiable par tout un chacun + compréhensible par tout un chacun" que l'on avait jusque là en scrutin papier. On en revient à « qu'est-ce que le corps électoral accepte de perdre pour bénéficier d'avantages liés à la dématérialisation ? » Cf les dépêches précédentes et mes présentations précédentes.
Si on enlève le bulletin secret, ça devient trivial. Mais c'est considéré comme un critère essentiel en démocratie pour éviter les pressions.
Si on accepte de perdre le « compréhensible par tout un chacun », on déverse de la crypto (voire de la physique quantique) un peu partout, on considère qu'il suffit de faire confiance à des experts et que les électeurs n'ont qu'à accepter le résultat et puis voilà. Ça deviendrait un banal problème de techniciens, faut juste que ça marche (avec toutes les limites que cela comporte, ce n'est pas comme si l'informatique marchait merveilleusement bien sans attaques, fuites de données et pannes majeures). Je ne suis pas sûr que cela soit acceptable, parce qu'un scrutin dont le résultat ne serait finalement pas accepté par le corps électoral pose un vrai souci.
Par contre, il faut que les gens arrêtent de penser que c'est un problème simple et que 3 min de réflexion suffisent à le résoudre. Il y a déjà eu des années de réflexion, des dizaines de papiers scientifiques, des centaines d'expériences et de failles connues, des dizaines de solutions proposées et parfois abandonnées, etc., etc.