Ce n'est pas « ce que le peuple a décidé » de façon aussi simple, vu qu'il a fait campagne pour le non et a obtenu son non. Et de façon générale, faire campagne pour le non n'a aucun sens.
On fait un référendum quand on propose un changement législatif. Faire un référendum pour demander aux gens de confirmer l'absence d'un changement, c'est faire perdre leur temps aux électeurs. (Certes les grecs auraient pu voter oui, mais c'était hautement improbable vu le contexte, et sachant que c'est déjà difficile d'obtenir un oui même quand on n'est pas dans les problèmes où les Grecs se trouvent.) L'ordre sensé c'est de proposer un plan de sortie de crise, pour le soumettre au vote en suggérant de voter oui et, si le peuple confirme le oui, de mettre en place le plan.
Si le gouvernement grec avait fait campagne pour le oui, et obtenait un non, il aurait été possible d'analyser l'origine du mécontentement et aller vers les partenaires européens avec une proposition concrète d'amélioration qui satisfasse son peuple. Mais dans la mesure où c'est lui-même qui a suggéré la réponse négative, il ne peut pas se targuer d'une opinion indépendante du peuple souverain comme argument de négociation. Ce résultat négatif est donc inutile pour ses négociations à venir. Il démontre juste qu'il est plutôt bon à manipuler les foules.
En outre, les journaux disaient que la Grèce et ses partenaires étaient d'accord à 90 %, seuls certains détails chiffrés bloquaient. Même s'il obtient ces changements chiffrés, c'est trop tard, le peuple a répondu non, on ne va pas passer outre son opinion pour un changement d'un petit chiffre au bas d'un paragraphe. Et s'il retourne au référendum après un changement d'une décimale, bonne chance...
[^] # Re: Pourquoi le non est-il la démocratie ?
Posté par JGO . En réponse au journal Et ce soir, la démocratie l'emporte !. Évalué à 5. Dernière modification le 05 juillet 2015 à 21:37.
Ce n'est pas « ce que le peuple a décidé » de façon aussi simple, vu qu'il a fait campagne pour le non et a obtenu son non. Et de façon générale, faire campagne pour le non n'a aucun sens.
On fait un référendum quand on propose un changement législatif. Faire un référendum pour demander aux gens de confirmer l'absence d'un changement, c'est faire perdre leur temps aux électeurs. (Certes les grecs auraient pu voter oui, mais c'était hautement improbable vu le contexte, et sachant que c'est déjà difficile d'obtenir un oui même quand on n'est pas dans les problèmes où les Grecs se trouvent.) L'ordre sensé c'est de proposer un plan de sortie de crise, pour le soumettre au vote en suggérant de voter oui et, si le peuple confirme le oui, de mettre en place le plan.
Si le gouvernement grec avait fait campagne pour le oui, et obtenait un non, il aurait été possible d'analyser l'origine du mécontentement et aller vers les partenaires européens avec une proposition concrète d'amélioration qui satisfasse son peuple. Mais dans la mesure où c'est lui-même qui a suggéré la réponse négative, il ne peut pas se targuer d'une opinion indépendante du peuple souverain comme argument de négociation. Ce résultat négatif est donc inutile pour ses négociations à venir. Il démontre juste qu'il est plutôt bon à manipuler les foules.
En outre, les journaux disaient que la Grèce et ses partenaires étaient d'accord à 90 %, seuls certains détails chiffrés bloquaient. Même s'il obtient ces changements chiffrés, c'est trop tard, le peuple a répondu non, on ne va pas passer outre son opinion pour un changement d'un petit chiffre au bas d'un paragraphe. Et s'il retourne au référendum après un changement d'une décimale, bonne chance...