L'exemple montrait que des petits préjugés qu'on pense inexistant (qui aurait cru qu'un prof, inconsciemment, donne moins de point en math en fonction du sexe) peuvent en réalité exister et avoir des vrais impacts.
Oui, et des lois de la physique qu'on ignorait ont aussi des vrais impacts. Pour découvrir ces préjugés, ou ces lois, on part des impacts, comme les gens qui ont fait l'étude que tu cites, d'ailleurs. Toi tu fais le contraire: tu inventes une barrière dont on ne voit pas les effets. C'est l'affaire e toute la discussion, au cas où tu aurais perdu ça de vue.
Ensuite, comme tu le dis, dans l'exemple français que tu donnes, il y a une faible proportion de femmes inscrites. C'est donc que l'ensemble est biaisé depuis le départ.
Si tu penses que ça induit un biais invalidant l'observation que pour savoir si un candidat ayant réussi l'écrit réussira l'oral, connaître son sexe n'est d'aucune utilité, il va falloir argumenter un peu plus qu'en écrivant «donc». Ton argument est nul, même si je ne sais pas où tu veux en venir avec cela.
Imaginons que le phénomène israélien existe en France: comme seuls les élèves qui ont une bonne confiance en leur capacité en math s'inscriront, seules les filles étant très bonnes en math s'inscriront, tandis que les garçons très bons et bons en math s'inscriront. Cela explique également pourquoi les filles y sont en moyenne meilleures. Ce biais peut aussi impliquer un renversement dans l'a priori qu'ont les examinateurs en fonction des sexe: vu que les filles qui s'inscrivent sont en général très bonnes, cela leur forge un a priori favorable aux femmes dans ce groupe.
Oui bien-sûr, si cette discrimination existait en France on pourrait se demander si elle a les effets que tu évoques.
Ce qu'on voit c'est que parfois cette discrimnation existe (au moins dans les écoles de Tel-Aviv), parfois non (au moins à l'épreuve orale de l'agrégation de maths). La suite logique – s'il s'avérait que les profs de maths en France pratiquaient les mêmes discriminations que leurs collègues de Tel Aviv – c'est de s'appuyer (entre autres) sur les bons résultats des femmes à l'agrégation en France pour combattre les préjugés sexistes que pourraient avoir certains professeurs de maths, et montrer à toutes les jeunes filles que les carrières scientifiques les attendent tout autant qu'elles attendent les garçons: c'est un projet solide, indéniablement ancré dans le réél. Pas comme ces histoires au mieux fumeuses de barrières qu'on ne verrait pas, dont on ne verrait pas les effets, mais qui seraient quand-même là et qu'il faudrait combattre.
[^] # Re: sexisme
Posté par Michaël (site web personnel) . En réponse au journal Liste des maires féminines des plus grandes villes du monde d'après Wikidata.. Évalué à 4.
Oui, et des lois de la physique qu'on ignorait ont aussi des vrais impacts. Pour découvrir ces préjugés, ou ces lois, on part des impacts, comme les gens qui ont fait l'étude que tu cites, d'ailleurs. Toi tu fais le contraire: tu inventes une barrière dont on ne voit pas les effets. C'est l'affaire e toute la discussion, au cas où tu aurais perdu ça de vue.
Si tu penses que ça induit un biais invalidant l'observation que pour savoir si un candidat ayant réussi l'écrit réussira l'oral, connaître son sexe n'est d'aucune utilité, il va falloir argumenter un peu plus qu'en écrivant «donc». Ton argument est nul, même si je ne sais pas où tu veux en venir avec cela.
Oui bien-sûr, si cette discrimination existait en France on pourrait se demander si elle a les effets que tu évoques.
Ce qu'on voit c'est que parfois cette discrimnation existe (au moins dans les écoles de Tel-Aviv), parfois non (au moins à l'épreuve orale de l'agrégation de maths). La suite logique – s'il s'avérait que les profs de maths en France pratiquaient les mêmes discriminations que leurs collègues de Tel Aviv – c'est de s'appuyer (entre autres) sur les bons résultats des femmes à l'agrégation en France pour combattre les préjugés sexistes que pourraient avoir certains professeurs de maths, et montrer à toutes les jeunes filles que les carrières scientifiques les attendent tout autant qu'elles attendent les garçons: c'est un projet solide, indéniablement ancré dans le réél. Pas comme ces histoires au mieux fumeuses de barrières qu'on ne verrait pas, dont on ne verrait pas les effets, mais qui seraient quand-même là et qu'il faudrait combattre.