Je suis assez d'accord avec ceux qui disent que le développeur n'est pas en position de faiblesse en France, mais il y a effectivement une réelle impression du fait que les employeurs ont la main. Cela tient à mon avis à plusieurs différences assez cruciales avec les pays anglo-saxons :
la sur-représentation des sociétés de service en France, à laquelle faisait référence Zenitram
une tendance plus forte à la recherche de la sédentarité en France, entretenue d'ailleurs par les grosses SSII qui, pour justifier les non-augmentations, mettent systématiquement en avant le fait que "c'est pas mieux ailleurs" / "dehors, c'est la crise" (ils ont tout intérêt à ce que leurs salariés le croient pour limiter le turn-over et maîtriser les TJMs)
la différence de conception du "faire-carrière" : ayant travaillé au Royaume-Uni, j'ai trouvé qu'on y voyais davantage de développeurs séniors, tout simplement parceque faire sa carrière dans le développement n'était pas considéré comme une tare. En France, dans une bonne majorité de société, la progression dans la carrière en encore conçue comme étant la montée dans la hiérarchie, les responsabilités, et l'abandon progressif du technique.
En tout état de cause, pour faire carrière malgré tout dans le technique en France, et bien il faut à mon avis sortir de ce carcan : en hésitant pas à faire jouer la concurrence, pour favoriser les sociétés qui valorisent la technique (il en existe heureusement)... et donner une vraie valeur ajoutée à son expérience technique par la recherche de l'excellence, mais aussi une communication efficace pour vulgariser les enjeux techniques, diffuser les connaissances, et pouvoir être en prise avec les clients (et ne pas rester dans un placard).
[^] # Re: mauvaise relation de cause a effet
Posté par mrlem (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal techos bradés. Évalué à 9.
Je suis assez d'accord avec ceux qui disent que le développeur n'est pas en position de faiblesse en France, mais il y a effectivement une réelle impression du fait que les employeurs ont la main. Cela tient à mon avis à plusieurs différences assez cruciales avec les pays anglo-saxons :
En tout état de cause, pour faire carrière malgré tout dans le technique en France, et bien il faut à mon avis sortir de ce carcan : en hésitant pas à faire jouer la concurrence, pour favoriser les sociétés qui valorisent la technique (il en existe heureusement)... et donner une vraie valeur ajoutée à son expérience technique par la recherche de l'excellence, mais aussi une communication efficace pour vulgariser les enjeux techniques, diffuser les connaissances, et pouvoir être en prise avec les clients (et ne pas rester dans un placard).