En raisonnant ainsi, tu participes au cercle vicieux, avec des étudiants formés avec des outils qu'ils voudront utiliser dans leurs carrières, ça va aider l'entreprise à acquérir des licences pour un produit dont il n'est pas dit que ce soit indispensable. Cela maintient un statut de monopole.
Les études supérieures, et encore plus une université, ne doivent selon moi ne pas favoriser l'usage d'outils de marques X mais des techniques qui sont en général utilisables sur la plupart des plateformes et logiciels (éventuellement quelques particularités d'un logiciel précis, mais pas sur toute la scolarité). Dans des études d'informatiques il me semblerait malsain d'apprendre uniquement des trucs comme Oracle, des langages précis (C, C++, Java ou autres), des systèmes précis (quels qu’ils soient), etc. mais plutôt des techniques comme l'algorithmie, la structure des données, la sécurité, les tests, etc.
La raison aussi derrière tout ça est que les outils évoluent grandement, Photoshop, GIMP et autres seront remplacés un jour et leurs interfaces et fonctionnalités aussi. Par contre les techniques évolueront peu, voire pas du tout (je doute que le concept de calque sera remplacé à court et moyen terme par exemple, de même que les notions de colorimétrie). Si on veut former des individus pour que leurs connaissances durent le plus longuement possible, il faut s'abstraire au maximum des outils bruts pour ne garder que ce qui est générque, à savoir les méthodes et leurs techniques et non leurs implémentations.
[^] # Re: Et ils vous financent un peu ?
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse à la dépêche Remplacement de Photoshop par Krita dans une université parisienne. Évalué à 10.
Pour moi raisonner ainsi pose deux problèmes :
La raison aussi derrière tout ça est que les outils évoluent grandement, Photoshop, GIMP et autres seront remplacés un jour et leurs interfaces et fonctionnalités aussi. Par contre les techniques évolueront peu, voire pas du tout (je doute que le concept de calque sera remplacé à court et moyen terme par exemple, de même que les notions de colorimétrie). Si on veut former des individus pour que leurs connaissances durent le plus longuement possible, il faut s'abstraire au maximum des outils bruts pour ne garder que ce qui est générque, à savoir les méthodes et leurs techniques et non leurs implémentations.