Ça semble partir de l'hypothèse que les langages existants sont en anglais, et que cela pourrait constituer une barrière à l'apprentissage.
C’en est une, et ce n’est pas qu’une hypothèse, je l’ai vécu. En tout cas au niveau où j’ai enseigné (de la seconde à bac+2), et j’imagine que c’est pire chez les plus jeunes.
Or, d'après mon expérience, c'est complètement faux.
Tant mieux pour toi, mais d’autres rencontrent des problèmes. On parle d’enseignement ici ?
Ma fille qui devait avoir 7 ans à l'époque me disait que cela devait être dur la programmation.
Je lui ai fait en 2 minutes le programme tarte à la crème qui demande le nom et l'année de naissance pour afficher 'bonjour tartampion tu as donc X ans'.
C'était du python.
En gros, je lui ai montré en quelques minutes ce que j'avais appris à son âge en primaire sur un MO5 ou un TO7/70 en basic. J'avais été émerveillé de pouvoir faire faire cela à une machine en si peut de temps.
Je me souviens très bien de mes premiers cours avec la directrice de mon école primaire (qui devait avoir déjà à l'époque la bonne cinquantaine dans les années 80 : elle avait appris l'informatique quelques mois avant nous je suppose :-) ) nous expliquer ce qu'était un BIT, un octet, la RAM, la ROM et ensuite embrayer sur SCREEN, INPUT, PRINT. Nous ne savions absolument pas ce que cela voulait dire en anglais. Et finalement ce n'était pas plus mal.
Il s'agissait de mots clés. Cela aurait pu être FRAMBOISE, DROMADAIRE ou même BLYUIOP, ce n'était pas un problème. Un mot-clé = une opération à faire. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...
Je me souviens même que l'un de nous avait dit un truc du genre "il paraît que connaître l'anglais c'est mieux pour faire de l'informatique". Et que l'instit avait dit "Non, ce n'est pas ça l'important.".
En classe, nous avions appris à poser des additions du type 1 + 2 = 3.
Utiliser (+,1,2) pour faire 1 + 2, ça par contre, je ne suis pas certains que nous aurions compris.
Finalement, lorsque le public est très jeune, il ne va peut être pas du tout s'attacher au sens possible des mots clés du langage là où un public plus âgé va tenter de se raccrocher aux branches en cherchant la solution au problème en examinant les mots clés plutôt que de réfléchir à l’algorithme. Enfin c'est une supposition en lisant les interventions des uns et des autres et en me fiant à ma propre expérience.
[^] # Re: Décalage
Posté par vpo . En réponse à la dépêche MicroAlg: langage et environnements pour l’algorithmique. Évalué à 6.
Ma fille qui devait avoir 7 ans à l'époque me disait que cela devait être dur la programmation.
Je lui ai fait en 2 minutes le programme tarte à la crème qui demande le nom et l'année de naissance pour afficher 'bonjour tartampion tu as donc X ans'.
C'était du python.
Je rejoints Leslie dans son commentaire du 23/10/14 à 22:08, je pense que faire à ma fille un programme de PGCD l'aurait fait fuir.
En gros, je lui ai montré en quelques minutes ce que j'avais appris à son âge en primaire sur un MO5 ou un TO7/70 en basic. J'avais été émerveillé de pouvoir faire faire cela à une machine en si peut de temps.
Je me souviens très bien de mes premiers cours avec la directrice de mon école primaire (qui devait avoir déjà à l'époque la bonne cinquantaine dans les années 80 : elle avait appris l'informatique quelques mois avant nous je suppose :-) ) nous expliquer ce qu'était un BIT, un octet, la RAM, la ROM et ensuite embrayer sur SCREEN, INPUT, PRINT. Nous ne savions absolument pas ce que cela voulait dire en anglais. Et finalement ce n'était pas plus mal.
Il s'agissait de mots clés. Cela aurait pu être FRAMBOISE, DROMADAIRE ou même BLYUIOP, ce n'était pas un problème. Un mot-clé = une opération à faire. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...
Je me souviens même que l'un de nous avait dit un truc du genre "il paraît que connaître l'anglais c'est mieux pour faire de l'informatique". Et que l'instit avait dit "Non, ce n'est pas ça l'important.".
En classe, nous avions appris à poser des additions du type 1 + 2 = 3.
Utiliser (+,1,2) pour faire 1 + 2, ça par contre, je ne suis pas certains que nous aurions compris.
Finalement, lorsque le public est très jeune, il ne va peut être pas du tout s'attacher au sens possible des mots clés du langage là où un public plus âgé va tenter de se raccrocher aux branches en cherchant la solution au problème en examinant les mots clés plutôt que de réfléchir à l’algorithme. Enfin c'est une supposition en lisant les interventions des uns et des autres et en me fiant à ma propre expérience.