Finalement expliquer qu'un problème n'en est pas un est toujours la façon la plus facile d'y répondre.
Ai-je le droit d'utiliser les ressources informatiques que j'achète de la façon dont je l'entend ?
Voilà finalement la seule question que pose RMS. Cette question n'a pas de prémisses concernant la nature de ces ressources. Le fait que RMS ait agi essentiellement dans le domaine du logiciel n'y change rien.
Il y a deux concepts fondamentaux : "acheter des ressources informatiques" et "utiliser librement des ressources informatiques". Si on veut disserter sur cette question la moindre des choses est de commencer par définir ces deux concepts.
Le terme de ressource informatique est vaste. Il regroupe un certain nombre de choses dont le point central est d'avoir trait à l'ordinateur.
Cela comprend donc les ordinateurs sous toutes leurs formes (laptop, smartphones, ordinateurs embarqués divers) et donc par extension les objets embarquant des ordinateurs - lecteurs de blue-ray, voitures ... les périphériques quels que soient leur forme, mais aussi des biens immatériels tels que les logiciels mis en œuvres par les ordinateurs que je possède mais également les services que j'utilise par le biais d'un ordinateur, qui ne sont finalement que des logiciels distribués sous la forme client / serveur. Enfin les ressources informatiques comprennent les accès réseau.
Relativement aux ressources informatiques la notion d'achat est floue. Car il s'agit souvent de l’alliance d'un bien matériel que l'on possède au même titre qu'un autre bien et d'un droit d'usage concédé ou loué pour une période déterminée d'un logiciel, d'un réseau ou d'une ressource en ligne.
Ainsi, si je possède clairement mon smartphone, qu'en est-il du système d'exploitation et des logiciels qu'il comporte. La notion d'achat est d'autant plus brouillée que depuis un certain nombre d'années, il est possible d'acheter des ressources informatiques en échange de données personnelles.
Utiliser librement une ressource informatique signifie que lorsque j'achète une telle ressource, je ne suis pas contraint à l'usage initial que le constructeur / éditeur à prévu. Cela signifie que je peux en disposer comme je l'entend pour en faire ce que je veux.
Or force est de constater que c'est loin d'être le cas. Sur beaucoup de matériel, les caractéristiques sont secrètes, ce qui est un moyen de l'utiliser pour faire autre chose que ce qui est prévue par le constructeur. Beaucoup de matériel est également verrouillé pour ne fonctionner qu'avec certains logiciels. Un film, un morceau de musique, un livre que j'achète au format numérique ne peut souvent pas être prêté à un ami, voir simplement utilisé sur le support de mon choix. Beaucoup de logiciels ou de services ne tolèrent pas d'usages différents. Les réseaux que je loue sont souvent priorisés et filtrés. Bref les exemples pour lesquels l'usage de la ressource est contraint, ne manquent pas.
Tout cela pour dire que l’alerte lancée par RMS à propos de son imprimante, couvre aujourd'hui l'ensemble des domaines de la société numérique : vente liés, copie privée, DRM, confidentialité des données, neutralité du net ... La qursion posée par RMD est finalement la question de savoir quelle doit être la place de l'utilisateur dans la société numérique.
Décrire ce que voudrait prétendument l'utilisateur ne répond simplement pas au problème.
# Comme d'hab
Posté par Joris Dedieu (site web personnel) . En réponse au journal Est-ce que RMS raconte "des idioties basées sur des prémisses qui n'ont plus cours" ?. Évalué à 10.
Finalement expliquer qu'un problème n'en est pas un est toujours la façon la plus facile d'y répondre.
Ai-je le droit d'utiliser les ressources informatiques que j'achète de la façon dont je l'entend ?
Voilà finalement la seule question que pose RMS. Cette question n'a pas de prémisses concernant la nature de ces ressources. Le fait que RMS ait agi essentiellement dans le domaine du logiciel n'y change rien.
Il y a deux concepts fondamentaux : "acheter des ressources informatiques" et "utiliser librement des ressources informatiques". Si on veut disserter sur cette question la moindre des choses est de commencer par définir ces deux concepts.
Le terme de ressource informatique est vaste. Il regroupe un certain nombre de choses dont le point central est d'avoir trait à l'ordinateur.
Cela comprend donc les ordinateurs sous toutes leurs formes (laptop, smartphones, ordinateurs embarqués divers) et donc par extension les objets embarquant des ordinateurs - lecteurs de blue-ray, voitures ... les périphériques quels que soient leur forme, mais aussi des biens immatériels tels que les logiciels mis en œuvres par les ordinateurs que je possède mais également les services que j'utilise par le biais d'un ordinateur, qui ne sont finalement que des logiciels distribués sous la forme client / serveur. Enfin les ressources informatiques comprennent les accès réseau.
Relativement aux ressources informatiques la notion d'achat est floue. Car il s'agit souvent de l’alliance d'un bien matériel que l'on possède au même titre qu'un autre bien et d'un droit d'usage concédé ou loué pour une période déterminée d'un logiciel, d'un réseau ou d'une ressource en ligne.
Ainsi, si je possède clairement mon smartphone, qu'en est-il du système d'exploitation et des logiciels qu'il comporte. La notion d'achat est d'autant plus brouillée que depuis un certain nombre d'années, il est possible d'acheter des ressources informatiques en échange de données personnelles.
Utiliser librement une ressource informatique signifie que lorsque j'achète une telle ressource, je ne suis pas contraint à l'usage initial que le constructeur / éditeur à prévu. Cela signifie que je peux en disposer comme je l'entend pour en faire ce que je veux.
Or force est de constater que c'est loin d'être le cas. Sur beaucoup de matériel, les caractéristiques sont secrètes, ce qui est un moyen de l'utiliser pour faire autre chose que ce qui est prévue par le constructeur. Beaucoup de matériel est également verrouillé pour ne fonctionner qu'avec certains logiciels. Un film, un morceau de musique, un livre que j'achète au format numérique ne peut souvent pas être prêté à un ami, voir simplement utilisé sur le support de mon choix. Beaucoup de logiciels ou de services ne tolèrent pas d'usages différents. Les réseaux que je loue sont souvent priorisés et filtrés. Bref les exemples pour lesquels l'usage de la ressource est contraint, ne manquent pas.
Tout cela pour dire que l’alerte lancée par RMS à propos de son imprimante, couvre aujourd'hui l'ensemble des domaines de la société numérique : vente liés, copie privée, DRM, confidentialité des données, neutralité du net ... La qursion posée par RMD est finalement la question de savoir quelle doit être la place de l'utilisateur dans la société numérique.
Décrire ce que voudrait prétendument l'utilisateur ne répond simplement pas au problème.