Néanmoins, cette histoire de fronde (lorsque Gnome est passé à sa troisième version) est une attitude caractéristique des changements d'habitudes (dans l'informatique, les arts, la politique, etc). Et maintenant que les prescripteurs ont compris le paradigme proposé par Gnome (pour les plus courageux voir le rhizome chez Deleuze et Guattari), le bougre devient tendance.
Ma première conclusion à cette histoire est que linux sur le desktop n'est pas pour demain sans la puissance de communication d'une entreprize hip. Comment convaincre des utilisateurs lambda qui sont sous Win depuis 15 ans, alors qu'une bande geek n'est pas capable de faire mieux lorsqu'on la bouscule dans ses habitudes.
Non, surement pas, le plus gros problème c'est d'avoir abandonné gnome 2, cessé de le supporter et de le diffuser, alors qu'il était devenu mature à un niveau professionnel, pour à l'époque ne proposer qu'une alternative en pleine construction, sans aucune stabilité ergonomique et avec de grosses lacunes fonctionnelles. La trahison, c'était ça. L'alternative crédible à gnome 2 semble n'arriver que maintenant... Combien d'années plus tard ? Et encore, le niveau de finition n'a rien du gnome 2 abouti tel qu'il était à la fin de son cycle.
C'est ça, le monde du libre : on construit, on construit, on construit, on affine, on corrige, ça y est, bueno, on arrive à maturité, on a un truc costaud ! On le laisse tomber, on lui taggue un gros DEPRECTATED sur la tronche et on passe à la version majeure suivante, parce que c'est ça l'avenir. Si l'utilisateur veut toujours utiliser l'ancienne version, il n'a qu'à se débrouiller à bidouiller les systèmes de paquets des distributions pour parvenir à ses fins le plus longtemps possible quitte à avoir un système instable bordélique et hétérogène dans les versions de ses composants, ou bien, il n'a qu'à faire un fork.
L'utilisateur, le simple utilisateur, lui, cette stratégie ne le convaincra jamais. C'est pas une histoire de communication, c'est même pas une histoire d'argent. C'est une histoire d'esprit. L'esprit du libre peut bien marcher sur un logiciel, dans le cas où la qualité du développement place la barre suffisamment haut. Mais sur un OS... Ça ne touchera jamais le grand public. C'est trop... éparpillé, diffus, discontinu, incohérent, inadapté. Quand bien même certaines versions sont réussies, sur la durée ça ne tient pas, ça se casse la gueule, parce que tout est renouvelé tout le temps et qu'on passe sa vie à essuyer des plâtres. Vous pouvez me moinsser tant que vous voulez, ça ne changera rien à la réalité, les chiffres parlent d'eux mêmes, et ça fait 20 ans que ça dure.
[^] # Re: introspection
Posté par Nonor . En réponse à la dépêche GNOME 3.14 rebat les cartes. Évalué à 10.
Non, surement pas, le plus gros problème c'est d'avoir abandonné gnome 2, cessé de le supporter et de le diffuser, alors qu'il était devenu mature à un niveau professionnel, pour à l'époque ne proposer qu'une alternative en pleine construction, sans aucune stabilité ergonomique et avec de grosses lacunes fonctionnelles. La trahison, c'était ça. L'alternative crédible à gnome 2 semble n'arriver que maintenant... Combien d'années plus tard ? Et encore, le niveau de finition n'a rien du gnome 2 abouti tel qu'il était à la fin de son cycle.
C'est ça, le monde du libre : on construit, on construit, on construit, on affine, on corrige, ça y est, bueno, on arrive à maturité, on a un truc costaud ! On le laisse tomber, on lui taggue un gros DEPRECTATED sur la tronche et on passe à la version majeure suivante, parce que c'est ça l'avenir. Si l'utilisateur veut toujours utiliser l'ancienne version, il n'a qu'à se débrouiller à bidouiller les systèmes de paquets des distributions pour parvenir à ses fins le plus longtemps possible quitte à avoir un système instable bordélique et hétérogène dans les versions de ses composants, ou bien, il n'a qu'à faire un fork.
L'utilisateur, le simple utilisateur, lui, cette stratégie ne le convaincra jamais. C'est pas une histoire de communication, c'est même pas une histoire d'argent. C'est une histoire d'esprit. L'esprit du libre peut bien marcher sur un logiciel, dans le cas où la qualité du développement place la barre suffisamment haut. Mais sur un OS... Ça ne touchera jamais le grand public. C'est trop... éparpillé, diffus, discontinu, incohérent, inadapté. Quand bien même certaines versions sont réussies, sur la durée ça ne tient pas, ça se casse la gueule, parce que tout est renouvelé tout le temps et qu'on passe sa vie à essuyer des plâtres. Vous pouvez me moinsser tant que vous voulez, ça ne changera rien à la réalité, les chiffres parlent d'eux mêmes, et ça fait 20 ans que ça dure.