• [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

    Posté par . En réponse au journal Domaine public, rétribution équitable ET oeuvres à prix presque nul. Évalué à 1.

    De plus, le cas de Deezer/Spotify (pour la musique) arrive à vendre par abonnement

    Lorsque je parlais de Spotify, c'était surtout en temps que "pourvoyeur de service de diffusion" et pas "loyeur de musique". Par exemple, certains artistes diffusent gratuitement en creative commons, mais vont quand même sur spotify. Là, certains utilisateurs les découvrent alors qu'ils ne l'auraient jamais fait autrement. À ce niveau spotify "contrôle" ses utilisateurs. Je ne trouve pas ça moins grave que le cas où on a un certain contrôle de la part des pairs ou du ministère de la culture.
    Par exemple, les utilisateurs voudront sans doute un "player distant" où ils peuvent écouter leur musique payée sur n'importe quel support. Les propriétaires de cette plateforme (qui peuvent même être les artistes populaires eux-mêmes) auront alors le contrôle de tout les clients de cette plateforme, plus attractive que les autres où les artistes populaires ne se trouvent pas.

    Cela peut continuer à exister sous une forme de contrat d'assurance.

    OK. Intéressant, mais à mon avis, ça ne sera pas la norme (je suis d'accord avec vous quand vous dites: "je ne suis pas certain que la solidarité joue énormément dans ce secteur").

    Pour la proposition de Stallman, elle concerne le revenu/popularité, je ne crois pas qu'il parlais de mérite/popularité. Il me semble que le PM limite les revenus comme la racine cubique de Stallman, mais ne propose aucun remboursement, si bien que les acheteurs ne sont pas égaux....il a lancé une phrase ou deux, mais je n'ai pas vu de papier détaillé sur un modèle complet...avez vous plus d'info ?

    C'est moi qui parle depuis le début de revenu/popularité, en disant qu'un créateur ne mérite pas forcément d'être plus ou moins payé par rapport à un autre moins ou plus populaire.
    Je ne vois pas trop comment le PM limite les revenus comme la racine cubique de Stallman. En pratique, il suffit de calculer le "revenu qu'on souhaite" en fonction de sa popularité pour obtenir exactement le même qu'avant.
    Je n'ai pas plus de détails sur l'idée de Stallman (j'aurais p-e du ne pas citer le nom, c'était juste pour aider à se souvenir du contexte si vous aviez déjà lu ça, et aussi montrer que je ne suis pas le seul à penser qu'une rémunération directement proportionnelle n'est pas forcément une bonne chose). Si j'ai bien compris l'idée de Stallman, les acheteurs paient tous le même forfait (d'une manière ou d'une autre), et ce forfait est redistribué entre créateur en se basant entre autres sur la popularité (dans une fonction racine cubique). Je ne cautionne pas le reste de l'idée de Stallman. Vous disiez que ne pas tenir compte de la popularité ne parait pas démocratique, je réponds juste que je ne suis pas contre le fait de tenir compte de la popularité, mais contre le fait d'une rémunération directement proportionnelle à celle-ci.

    Les gens achètent un travail d'un artiste (ou groupe) et non à un label/éditeur/distributeur/ayant-droit et donc s'ils sentaient que leur argent va a l'artiste qui paye ensuite ses prestataires, je pense que les citoyens seraient plus enclins à faire confiance et à moins revendiquer la gratuité numérique et le piratage.

    Je ne pense pas qu'un individu qui fonde un groupe soit naturellement plus "pur" qu'un individu qui fonde une maison d'édition. Le fait de retourner le système pour que l'artiste soit indépendant et plus "employé" de l'éditeur est selon moi une très bonne chose. Par contre, tant que les revenus seront directement proportionnel à la popularité, on aura des fortes accumulations chez certains (argent qui aurait du être mieux réparti). Que ceux-ci soient artistes ou pas, je pense qu'ils essayeront dans tout les cas d'en profiter.