Désolé, mais si tu ne favorises aucun des deux, tu ne peux pas considérer un certain groupe comme "moins bien", même si tu fais partie de l'autre groupe. Car dans ce cas là, tu favorises. Tu ne peux pas avoir une situation où par définition tu ne favorises pas dans laquelle tu favorises.
Maintenant, si tu dis: "il est impossible de faire des distinctions sans que ça entraine un favoritisme à un moment", très bien. Reste que le problème n'est toujours pas la distinction en elle-même, qui n'est ni immorale ni le déclencheur du problème.
Je reviens sur la tribune, qui est un excellent exemple du problème: selon toi, le fait que cette lettre soit signée par "nous, femmes politiques françaises" pose problème non seulement parce qu'il y a la distinction homme/femme, mais également la distinction politiciens/non-politiciens et français/non-français.
Pour toi, les deux derniers sont tout aussi grave que les autres ?
(ce n'est pas le cas dans cette tribune, mais notons qu'on trouve souvent des tribunes appelant "tout les français" (et pas les autres -> distinction de groupe -> à condamner) ou "mes confrères politiciens" (et pas les autres -> distinction de groupe -> à condamner))
Si pour toi, ces deux cas ne sont pas "graves" (c-à-d que tu as déjà lu de telles tribunes mais n'a même pas relevé le problème), il faut bien avouer que j'ai raison quand je souligne que ce n'est pas le problème.
C'est la théorie en vogue pour expliquer les problèmes des femmes
D'un côté, tu cries à l'ignominie si un féministe te dit "c'est parce que tu es cloisonné dans un raisonnement paternaliste", et là, tu utilises exactement le même type d'arguments. Sans parler du ton méprisant, qui t'aurais fait hurler s'il t'avait été adressé.
Si c'est une théorie en vogue, tu peux surement la démonter facilement (Pendant ce temps-là, des tas d'universitaires bossent sur le sujet, chacun cherchant à gagner une réputation en démasquant une erreur dans une théorie connue).
Le principal problème de cette théorie est que cela induit un comportement anti-homme (anti-dominant)
Si ce que vous appelez "comportement anti-homme" est illustré par par exemple la tribune des femmes politiciennes citées plus tôt, ce comportement anti-homme est somme toute assez négligeable (et fantasmé par certain dans la plupart des cas).
Sinon, oui, je pense que certaines idiotes sont "anti-homme", mais franchement, 90% des cas sont montés en épingle par certains (hommes ou femmes) et considérés comme la règle, simplement parce que c'est plus facile à remarquer que les féministes normaux.
quand un comportement sexiste anti-femme est tenu par un homme ou par une autre femme, alors que la réponse de la société devrait être la même: "c'est inacceptable".
Et c'est ce qui est fait ('faudrait savoir, zenitram n'arrête pas de parler de ces pauvres femmes qui sont agressées par les pseudo-féministes, ou que certains comportements sont condamnés alors qu'il y a pourtant des femmes parmi les défenseurs de ce comportement).
En plus de ça, il y a également une lutte contre le problème de hiérarchisation. Et ça, systématiquement, c'est vu par certains comme une attaque personnelle contre les hommes, ce qui est faux.
Il n'y a qu'à lire les commentaires ici: dès qu'on parle de domination masculine, on a des cris d’orfraie "mais j'ai rien fait, moi", voire même "ouais mais les femmes aussi sont responsables de ça". Qui a prétendu des les femmes ne sont pas également impliquée dans ce phénomène (surement pas moi, j'en parle depuis le début (j'avais souligné le comportement "refuge dans le silence" qu'ont les femmes dans le cadre de l'étude sur les interruptions)) ?
On a également des gens qui appliquent des comportements réellement critiquables, et qui se défendent en disant: "si tu dis que mon comportement est sexiste, c'est que t'es anti-homme". Bref, à l'image de ce que certains disent sur le mansplaining, l'argument de l'anti-homme permet à certains d'avoir une excuse dès qu'on leur reproche qlq chose.
[^] # Re: Hop, et un exempel de sexisme fémiste!
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Le féminisme me gonfle. Évalué à 3.
Désolé, mais si tu ne favorises aucun des deux, tu ne peux pas considérer un certain groupe comme "moins bien", même si tu fais partie de l'autre groupe. Car dans ce cas là, tu favorises. Tu ne peux pas avoir une situation où par définition tu ne favorises pas dans laquelle tu favorises.
Maintenant, si tu dis: "il est impossible de faire des distinctions sans que ça entraine un favoritisme à un moment", très bien. Reste que le problème n'est toujours pas la distinction en elle-même, qui n'est ni immorale ni le déclencheur du problème.
Je reviens sur la tribune, qui est un excellent exemple du problème: selon toi, le fait que cette lettre soit signée par "nous, femmes politiques françaises" pose problème non seulement parce qu'il y a la distinction homme/femme, mais également la distinction politiciens/non-politiciens et français/non-français.
Pour toi, les deux derniers sont tout aussi grave que les autres ?
(ce n'est pas le cas dans cette tribune, mais notons qu'on trouve souvent des tribunes appelant "tout les français" (et pas les autres -> distinction de groupe -> à condamner) ou "mes confrères politiciens" (et pas les autres -> distinction de groupe -> à condamner))
Si pour toi, ces deux cas ne sont pas "graves" (c-à-d que tu as déjà lu de telles tribunes mais n'a même pas relevé le problème), il faut bien avouer que j'ai raison quand je souligne que ce n'est pas le problème.
D'un côté, tu cries à l'ignominie si un féministe te dit "c'est parce que tu es cloisonné dans un raisonnement paternaliste", et là, tu utilises exactement le même type d'arguments. Sans parler du ton méprisant, qui t'aurais fait hurler s'il t'avait été adressé.
Si c'est une théorie en vogue, tu peux surement la démonter facilement (Pendant ce temps-là, des tas d'universitaires bossent sur le sujet, chacun cherchant à gagner une réputation en démasquant une erreur dans une théorie connue).
Si ce que vous appelez "comportement anti-homme" est illustré par par exemple la tribune des femmes politiciennes citées plus tôt, ce comportement anti-homme est somme toute assez négligeable (et fantasmé par certain dans la plupart des cas).
Sinon, oui, je pense que certaines idiotes sont "anti-homme", mais franchement, 90% des cas sont montés en épingle par certains (hommes ou femmes) et considérés comme la règle, simplement parce que c'est plus facile à remarquer que les féministes normaux.
Et c'est ce qui est fait ('faudrait savoir, zenitram n'arrête pas de parler de ces pauvres femmes qui sont agressées par les pseudo-féministes, ou que certains comportements sont condamnés alors qu'il y a pourtant des femmes parmi les défenseurs de ce comportement).
En plus de ça, il y a également une lutte contre le problème de hiérarchisation. Et ça, systématiquement, c'est vu par certains comme une attaque personnelle contre les hommes, ce qui est faux.
Il n'y a qu'à lire les commentaires ici: dès qu'on parle de domination masculine, on a des cris d’orfraie "mais j'ai rien fait, moi", voire même "ouais mais les femmes aussi sont responsables de ça". Qui a prétendu des les femmes ne sont pas également impliquée dans ce phénomène (surement pas moi, j'en parle depuis le début (j'avais souligné le comportement "refuge dans le silence" qu'ont les femmes dans le cadre de l'étude sur les interruptions)) ?
On a également des gens qui appliquent des comportements réellement critiquables, et qui se défendent en disant: "si tu dis que mon comportement est sexiste, c'est que t'es anti-homme". Bref, à l'image de ce que certains disent sur le mansplaining, l'argument de l'anti-homme permet à certains d'avoir une excuse dès qu'on leur reproche qlq chose.