Quand une association veut passer de zéro à un permanent ou à un permanent de plus, elle ne dispose pas en général en stock de quoi le payer sur une année. Elle prend un risque avec une visibilité sur x mois (comme n'importe quel chef d'entreprise), en faisant de son mieux pour que l'argent rentre (le nouveau permanent va « produire », une campagne de comm' ou d'appels à don ou autres sera lancée, une subvention sera recherchée, un convention sera signée avec tel ou tel, on vendra des goodies, etc.).
Une association qui ne veut pas s'embêter à rechercher des fonds ou qui ne vise pas à passer le cap du premier permanent n'a pas du tout ce souci et peut être très indolente si elle veut. Dès qu'il y a un besoin récurrent de payer des salariés, de payer à date les charges de l'employeur, qu'il faut prévoir à 3 mois si tu dois gérer un préavis de licenciement économique ou pas, etc. ça devient plus compliqué (comme pour n'importe quel chef d'entreprise). Une LQDN qui ne prendrait pas de risque financier du tout, ce n'est pas envisageable à mon avis. Toute la question étant de savoir combien tu réussis à faire rentrer d'argent au moment où c'est nécessaire, et si tu peux continuer à embaucher pour grossir/faire plus d'actions/faire mieux, si tu dois licencier ou si tu dois stagner/continuer ainsi dans l'immédiat.
Donc oui on a toujours l'impression que les associations ayant des permanents recherchent de l'argent (et décembre est particulier car c'est la fin de l'exercice fiscal et traditionnellement la période des dons défiscalisés, notamment côté humanitaire associé aux bons sentiments des fêtes de fin d'année). Et oui en décembre, la Croix Rouge, April, RSF, LQDN, la FSF, Amnesty, Framasoft et bien d'autres font des appels à don.
[^] # Re: Ceci n'est pas agressif
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . En réponse à la dépêche La Quadrature du Net a besoin de soutien pour boucler son budget 2013. Évalué à 10.
Quand une association veut passer de zéro à un permanent ou à un permanent de plus, elle ne dispose pas en général en stock de quoi le payer sur une année. Elle prend un risque avec une visibilité sur x mois (comme n'importe quel chef d'entreprise), en faisant de son mieux pour que l'argent rentre (le nouveau permanent va « produire », une campagne de comm' ou d'appels à don ou autres sera lancée, une subvention sera recherchée, un convention sera signée avec tel ou tel, on vendra des goodies, etc.).
Une association qui ne veut pas s'embêter à rechercher des fonds ou qui ne vise pas à passer le cap du premier permanent n'a pas du tout ce souci et peut être très indolente si elle veut. Dès qu'il y a un besoin récurrent de payer des salariés, de payer à date les charges de l'employeur, qu'il faut prévoir à 3 mois si tu dois gérer un préavis de licenciement économique ou pas, etc. ça devient plus compliqué (comme pour n'importe quel chef d'entreprise). Une LQDN qui ne prendrait pas de risque financier du tout, ce n'est pas envisageable à mon avis. Toute la question étant de savoir combien tu réussis à faire rentrer d'argent au moment où c'est nécessaire, et si tu peux continuer à embaucher pour grossir/faire plus d'actions/faire mieux, si tu dois licencier ou si tu dois stagner/continuer ainsi dans l'immédiat.
Donc oui on a toujours l'impression que les associations ayant des permanents recherchent de l'argent (et décembre est particulier car c'est la fin de l'exercice fiscal et traditionnellement la période des dons défiscalisés, notamment côté humanitaire associé aux bons sentiments des fêtes de fin d'année). Et oui en décembre, la Croix Rouge, April, RSF, LQDN, la FSF, Amnesty, Framasoft et bien d'autres font des appels à don.