Quand j'ai lu le titre, ma première réaction a été : "Mais qu'est ce qu'il est allé faire à la Paris Games Week ? Ça a rien à voir avec son jeu !"
Puis tu as développé, alors ... Merci !
Tu as très bien décrit ce qu'est le monde du jeu vidéo et pourquoi je l'ai quitté. Les développeurs restent des passionnés (ils sont bien obligés) mais tout le reste n'est plus qu'une immense machine à fric. Le discours est exactement celui que tu décris : "Tu as de la chance d'être bon pour travailler dans ce domaine et beaucoup de gens aimeraient être comme toi, alors demande en pas trop, tu seras gentil".
Et c'est pas qu'une question de diplôme. Je suis ingé avec une année de spé à Montréal dans le jeu vidéo. Quand j'ai commencé j'était vraiment payé une misère (si vous voulez des chiffres : 24k€ brut/an, sur Paris). Si on rajoute les heures sup (soir jusqu'à minuit, we) non payées, les relations RH moyenne. Plus les petites phrase du genre : "Ha ben ça on s'en fout que ça fasse un meilleur jeu. Ça n'apparaît pas sur la jaquette alors poubelle" ben bizarrement ... j'en suis parti à la fin de mon CDD.
Après il faut rendre à César ce qui appartient à César : Des fois, je regrette : Tu travailles quand même sur des projets intéressants, avec des gens super calés, sympas et vraiment passionnés par ce qu'il font. Et ça c'est super cool. C'est loin d'être le cas dans tout les domaines (toussotements...). Et quand tu vois ton jeu dans les rayons de la fnac, t'es quand même vachement content :)
Il y a que dans le logiciel libre où j'ai retrouvé ce genre de contexte. Mais c'est pas obligatoirement plus simple d'y gagner sa vie (en poste disponible, quand t'en as un, il est payé relativement correctement)
En conclusion: continuez à vous faire plaisir en développant vos jeux amateurs (et si je trouve un peu de temps, je viendrai vous filer un coup de main...)
# Merci !
Posté par GaMa (site web personnel) . En réponse à la dépêche Je crée mon jeu vidéo E05 : de retour de la Paris Games Week. Évalué à 5.
Quand j'ai lu le titre, ma première réaction a été : "Mais qu'est ce qu'il est allé faire à la Paris Games Week ? Ça a rien à voir avec son jeu !"
Puis tu as développé, alors ... Merci !
Tu as très bien décrit ce qu'est le monde du jeu vidéo et pourquoi je l'ai quitté. Les développeurs restent des passionnés (ils sont bien obligés) mais tout le reste n'est plus qu'une immense machine à fric. Le discours est exactement celui que tu décris : "Tu as de la chance d'être bon pour travailler dans ce domaine et beaucoup de gens aimeraient être comme toi, alors demande en pas trop, tu seras gentil".
Et c'est pas qu'une question de diplôme. Je suis ingé avec une année de spé à Montréal dans le jeu vidéo. Quand j'ai commencé j'était vraiment payé une misère (si vous voulez des chiffres : 24k€ brut/an, sur Paris). Si on rajoute les heures sup (soir jusqu'à minuit, we) non payées, les relations RH moyenne. Plus les petites phrase du genre : "Ha ben ça on s'en fout que ça fasse un meilleur jeu. Ça n'apparaît pas sur la jaquette alors poubelle" ben bizarrement ... j'en suis parti à la fin de mon CDD.
Après il faut rendre à César ce qui appartient à César : Des fois, je regrette : Tu travailles quand même sur des projets intéressants, avec des gens super calés, sympas et vraiment passionnés par ce qu'il font. Et ça c'est super cool. C'est loin d'être le cas dans tout les domaines (toussotements...). Et quand tu vois ton jeu dans les rayons de la fnac, t'es quand même vachement content :)
Il y a que dans le logiciel libre où j'ai retrouvé ce genre de contexte. Mais c'est pas obligatoirement plus simple d'y gagner sa vie (en poste disponible, quand t'en as un, il est payé relativement correctement)
En conclusion: continuez à vous faire plaisir en développant vos jeux amateurs (et si je trouve un peu de temps, je viendrai vous filer un coup de main...)
Matthieu Gautier|irc:starmad