Le gouvernement cubain a adopt?, en 1996, le d馗ret-loi 209 intitul? " Acc鑚 depuis la R駱ublique de Cuba au r駸eau informatique global ". Une connexion directe (64 Kbps) avec les ...tats-Unis a 騁? mise en place. Jusqu’alors, Cuba ne poss馘ait qu’un acc鑚 via le Canada. L’utilisation d’Internet ne doit pas se faire, d’apr鑚 ce d馗ret, " en violation des principes moraux de la soci騁? cubaine ou des textes de loi du pays ". Les courriers 駘ectroniques ne doivent pas "compromettre la s馗urit? nationale ". Par ailleurs, Fidel Castro a cr鳬, le 13 janvier 2000 2000, un minist鑽e de l’Informatique et des communications et a officiellement annonc? qu’il voulait "transformer Cuba en une soci騁? de l’information". Roberto Ignacio Gonz疝ez Planas, ancien ministre de l’industrie et de l’駘ectronique, a 騁? nomm? ? la t黎e de ce minist鑽e, charg? de "r馮uler, diriger, superviser et contr?ler la politique cubaine en mati鑽e de technologies de la communication, l’informatique, les t駘馗ommunications, les r駸eaux informatiques, la radiodiffusion, le spectre radio駘ectrique, les services postaux et l’industrie 駘ectronique" (termes officiels du gouvernement lors de la pr駸entation).
Fidel Castro d駭once r馮uli鑽ement Internet, cet " instrument de manipulation du capitalisme, o? la majorit? de l’information disponible est en anglais ". Les citoyens souhaitant avoir acc鑚 ? Internet doivent fournir " une raison valable ". Si leur requ黎e est accept馥, ils signent un contrat d’utilisation aux clauses restrictives. En toute logique, seule la nomenklatura cubaine y a acc鑚 : politiques, hauts fonctionnaires, intellectuels et journalistes proches du pouvoir, ainsi que les ambassades et les entreprises 騁rang鑽es. Les soci騁駸 cubaines exportatrices n’ont pas d’acc鑚 complet au R駸eau et doivent se contenter du courrier 駘ectronique.
Un march? noir d’adresses e-mail a vu le jour et profite aux rares Cubains disposant d’un ordinateur : en effet, comme les t駘馗opieurs, ils doivent 黎re d馗lar駸 ? l’administration. Les internautes nationaux soup輟nnent d’ailleurs les services de renseignements d’intercepter leurs mails, car les messages en provenance de l’騁ranger ne leur arrivent que plusieurs heures apr鑚 l’envoi - ou jamais.
Tout le trafic Internet est centralis? sur une seule et m麥e machine, par laquelle s’effectue la censure, gr稍e ? des filtres. De nombreux sites ne sont pas disponibles depuis Cuba. Le filtrage se fait ? plusieurs niveaux : l’url du site, son adresse IP et son contenu sont soigneusement contr?l駸 gr稍e ? une liste de centaines de mots-cl駸. Il semble cependant que de jeunes internautes soient parvenus ? acc馘er ? toute la Toile en contournant ces obstacles.
Internet a indirectement permis aux journalistes ind駱endants (une centaine sur l’?le, harcel駸 et consid駻駸 comme des " contre-r騅olutionnaires ") d’駘argir leur audience. S’ils n’ont pas acc鑚 au Net, les quelques sites de la communaut? cubaine en exil, surtout pr駸ents ? Miami, diffusent leurs articles, transmis par t駘駱hone ou par fax.
Les journaux officiels Granma, Juventud Rebelde ou Trabajadores et l’agence de presse nationale Prensa Latina, poss鐡ent tous un site Internet. Le r馮ime cubain censure mais utilise aussi le Net pour diffuser sa propagande.
Fiche technique :
Population : 11,1 millions d’habitants
PIB par habitant et par an : 1 560 dollars
Population urbaine : 75,2 %
Fournisseurs d’acc鑚 ? Internet : 2
Internautes : environ 50 000
Le prix des t駘馗ommunications est 駘ev? pour une qualit? m馘iocre. Le taux d’駲uipement en lignes t駘駱honiques de Cuba est par ailleurs l’un des plus faibles d’Am駻ique latine. Le tourisme aidant, un premier cybercaf? a vu le jour en 2000 ? La Havane (un autre est r駸erv? aux seuls 馗rivains ou artistes membres du syndicat officiel). タ raison de 5 dollars de l’heure (soit la moiti? du salaire mensuel moyen des Cubains), il est possible d’y naviguer sur le R駸eau et d’envoyer des courriers.