Le clonage humain, c’est pour demain ?
Non, en aucun cas. La brebis Dolly a 騁? clon馥 apr鑚 400 essais infructueux et les connaissances actuelles ne permettent pas de cloner un 黎re humain, ni m麥e de lui r駟mplanter des organes apr鑚 les avoir cr鳬s ? partir de ses propres cellules.
Les chercheurs qui clonent des animaux ma?trisent-ils tous les param鑼res de ces exp駻iences ?
Non. Il y a notamment tout un aspect du clonage qui est occult? : il s’agit des modifications 駱ig駭騁iques. Ces modifications interviennent pendant le d騅eloppement de l’embryon. Pendant cette 騁ape, les cellules prolif鑽ent. Elles reproduisent, en acc駘駻?, l’ensemble des s駲uences qui marquent l’騅olution morphologique v馗ue par l’esp鐵e. Ces modifications ne sont pas n馗essaires pour assurer les fonctions vitales, mais elles permettent, par exemple, ? une cellule musculaire de se doter de prot駟nes capables d’assurer la contraction d’un muscle. Or, on ne sait pas reprogrammer une cellule adulte. C’est peut-黎re la raison pour laquelle les veaux clon駸 pr駸entent certaines anomalies qu’on ne sait pas expliquer.
Dolly semble pourtant en pleine forme...
Oui, mais rien ne prouve qu’elle n’est pas un peu « d駻ang馥 » sur le plan neurologique ou psychologique, ni que cette technique, transpos馥 ? l’homme, avec une dur馥 de vie beaucoup plus longue, ne sera pas responsable de cancers ou d’autres pathologies.
Propos recueillis par Anne Lindivat