• [^] # Re: Un peu fort...

    Posté par . En réponse au journal D'après Vidberg, la contrefaçon c'est le vol. Évalué à 2.

    Oui, on part sur le légal, mais voila : ta vision de l'interêt général n'a rien à faire la, pour vivre ensemble (c'est à dire pas comme toi tu souhaites imposer que les autres vivent)

    C'est effectivement le noeud du problème dans notre échange, néanmoins, tu ne peux pas évacuer l’intérêt général aussi facilement. Tu semble le réduire à une vision très restrictive que j'en aurais, c'est à dire mon intérêt particulier que j'aurais à imposer aux autres ma façon de voir. Ce n'est pas comme ça que je perçois l’intérêt général. Je n'impose rien à personne, justement. (Mon expérience éducative est un contre-exemple, mais dans le contexte scolaire, le recours systématique à la règle et à la surveillance omniprésente est nécessaire, car on a affaire à des mômes).

    Je pense donc, en tant qu'adulte, que l'on peut trouver un terrain d’entente avec les autres de manière à concilier nos intérêts particuliers, qui deviennent, de fait, l’intérêt général, et ce, sans passer systématiquement par le terrain légal.

    C'est que j’entends par savoir-vivre. Et ce qui me fait penser que de toute façon, le terrain légal est une fuite en avant face à ce que je perçois comme une incapacité grandissante à concilier nos intérêts particuliers, c'est qu'au final, le fait qu'une personne respecte ou non les règles, loi et divers codes dans le cadre de ses actions quotidiennes, est bien liée à sa volonté de concilier ses intérêts particuliers à l’intérêt général. En l'absence de cette volonté, le seul moyen qu'il reste au cadre légal pour contraindre le particulier à le respecter c'est la multiplication des dispositifs de contrôle, de police et de répression. (Par exemple, la volonté d'intégrer des DRM dans HTML5 ou Hadopi procèdent de cette fuite en avant, amha)

    Un bon exemple de ce phénomène est visible dans le sport, comme dans le football. La possibilité de tricher sans être vu par l'arbitre, la télé ou le public fait désormais partie intégrante du jeu, au point où l'arbitrage vidéo est régulièrement mis sur le tapis pour endiguer le phénomène. De même le dopage et son cortège de contrôles est du même ressort. La multiplication des dispositifs de contrôles et de répression automatisés sur le réseau routier et la volonté de les intégré dans les véhicules itou. Ou encore les caméras de surveillance. Bref, au train où ça va, faute de savoir vivre ensemble, on aura effectivement un flic sur le dos quoiqu'on fasse. Ce qui est le comble pour une société qui proclame l'émancipation de l'individu comme une des ses valeurs les plus fortes.

    Note bien que je n'ai pas de solution, et je ne prétend même pas qu'il en ai une, je pense juste que le recours systématique au cadre légal est utopique.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.