• [^] # Ce qui plombe vraiment les libraires, et pourquoi ils ont une carte à jouer

    Posté par . En réponse au journal Droite et gauche unies pour défendre la FNAC face à Amazon. Évalué à 3.

    Et les libraires, à côté de ça vont continuer de crever. Comme le montrent bien les articles d'Olivier Berruyer, ce n'est pas la vente en ligne qui fait du tort aux libraires.

    1. Une grande part des titres vendus en ligne sont des titres de fond de catalogue (faible tirage, titre anciens et/ou en voie d'épuisement). Ces titres se vendent peu et aucun libraire ne peut les garder en magasin. Par contre, Amazon peut se permettre d'en avoir quelques exemplaires dans ses entrepôts au cas où pour ceux que ça intéresse. Et ça marche.
    2. Les gens qui achètent en ligne n'habitent pas forcément en centre ville à proximité d'un librairie ou ont des horaires qui ne collent pas avec ceux des libraires. Du coup ils achètent peinard de chez eux. Même en augmentant les prix, ils ne vont pas prendre les transport (cohue, long trajet)/la voiture (essence, parking), le tout au pas de course pour arriver à temps avant la fermeture d'une librairie et avoir l'immense privilège de toucher le précieux des mains d'un gentil libraire (qui au passage a fait du bon gros lobbying pour pourrir la vie de notre lecteur et arriver à ce résultat). Non, il ruminera et achètera encore sur Amazon.

    Non, la concurrence des libraires ce sont les grandes surfaces spécialisée (FNAC, Cultura) (large choix, implantation stratégique) et les grandes surfaces généralistes (supermarchés) pour les best sellers (on fait ses courses et on met dans le caddie le dernier bouquin dont tout le monde parle).

    Merci à Olivier Berruyer pour ses articles et à toi pour le résumé, vous mettez des arguments sur mes intuitions.

    Le vrai concurrent des petits libraires que la loi française prétend préserver, ce n'est pas la boite américaine que la loi frnaçaise vise à brider sans le dire (et en vain), c'est les boites françaises que la loi vise à favoriser sans le dire (et sans doute en vain).

    Peut-on faire plus bête ?

    Dans tous les cas, c'est mort pour les libraires.

    Pas d'accord là-dessus, on peut faire beaucoup de choses pour que les petites librairies cessent de dépérir, voire se développent.

    Je rejoins sur ce point Seb Musset qui lui est pour l'instant très favorable à la loi :
    http://sebmusset.blogspot.fr/2013/10/lamazon-anti-loi.html

    Le métier [de petit libraire] est en danger et s'adapte. Il y a une carte à jouer en proposant au client tout ce qu’Amazon n'offrira jamais : du conseil, de la relation humaine, une sélection avec un point de vue, des spécialisations, des rencontres avec les auteurs et la commande par internet aussi. Après tout, les libraires ont accès à un catalogue aussi varié : à vous de demander

    Mais évidemment rien ne se fera avec cette loi-ci, ce qui peut se faire le sera malgré cette loi.

    Il faudra bien plus de créativité que le petit milieu endogène de l'élite française seul peut en développer.