• [^] # Re: Facile

    Posté par . En réponse au journal "Pussy Riot. Lettre du camp 14 de Mordovie". Évalué à 0.

    La totalité de la suite de ton commentaire montre l'exact inverse. Desproges était quelqu'un de connu et reconnu et pouvait donc se permettre car « on savait ».

    J'avais cru que tu disais: vu qu'il a un nom, on a pas osé critiquer.
    Moi, ce que je dis, c'est: vu qu'il a un nom, lorsqu'il fait de l'humour noir, il faut rajouter le contexte lié au personnage.
    Si LePen fait une blague raciste ou si Desproges fait la même blague raciste, tu peux être sur que la réaction de la personne qui écoute la blague ne sera pas la même.

    Tu semblais dire: avant, Desproges faisait ce genre d'humour et personne ne critiquait, et ici, maintenant, on trouve ça triste.
    J'ai juste répondu: la démarche de Desproges est totalement différente. S'il y avait un nouveau Desproges, je serais content. Ça ne m'empêche pas de trouver le premier commentaire pas malin et beauf.

    Desproges (et tant d'autres) prenaient le parti de rire sauf s'ils savaient que les conditions n'étaient pas réunis, alors qu'ici tu fais l'inverse, tu ne préfère pas rire de peur que les conditions ne soient pas là.

    De nouveau, je ne comprends pas: QUAND est-ce que Desproges n'a pas ri ? Il a ri et s'est amusé en présence de LePen (pourtant le cas "notoire"). Donc, ton hypothèse ne tient pas: tu prétends que Desproges ne rit pas avec LePen, alors qu'il l'a fait.
    Il l'a fait parce que le problème n'est pas de rire en présence de qlq'un mais de rire avec qlq'un en sachant que celui-ci prend le fond d'une blague raciste comme étant sérieuse.

    Du coup, si ceci ne tient pas la route, cette histoire de "conditions" ne me convainc pas non plus.
    Pour moi, ce n'est pas une histoire d'avoir "peur que les conditions ne soient pas là", c'est une histoire de faire de l'humour noir (qui me fait rire) et pas de l'humour de bistrot (qui ne me fait pas rire). La différence étant que le premier est suffisamment malin pour qu'il ne soit pas possible que qlq'un se dise "ahah, c'est rigolo, mais au fond, c'est vrai que c'est un peu ça" (et peu importe que ce qlq'un existe ou pas).

    C'est un procès d'intention.

    Non, ce n'est pas un procès d'intention, c'est une démonstration par l'absurde.
    Tu dis: "c'est de l'humour noir, comme le faisait Desproges"
    Je réponds: "avec l'humour noir de Desproges, on était sur à 100% que l'auteur trouvait le fond ridicule, alors que c'est pas le cas ici"
    Et je démontre en disant: "Prenons l'hypothèse de pensée où l'auteur est d'accord avec le fond. Il aurait pu être la même chose. Donc, c'est bel et bien vrai qu'on n'est pas à 100% que l'auteur trouve le fond ridicule".