• [^] # Re: Facile

    Posté par . En réponse au journal "Pussy Riot. Lettre du camp 14 de Mordovie". Évalué à 2.

    En effet quand on a un nom, personne ne vient faire de commentaire.

    Non. Je veux dire: lorsque Desproges fait de l'humour noir:
    1) c'était par des supports clairement identifiés "humoristiques".
    2) où Desproges faisait clairement fait savoir ses opinions, ce qui modifie l'interprétation de son humour noir (tout le monde sait que si qlq'un allait dire à Desproges "c'était rigolo, mais dans le fond, vous avez raison à propos des arabes", celui-ci aurait répondu: "hé bien dans ce cas, vous êtes un imbécile").
    Ce n'est pas le cas ici.

    Non. Ce que tu dis est faux. Parce que sinon il n'aurait jamais fait d'humour noir à la radio ou de spectacle par exemple parce qu'il ne s'assure pas que l'ensemble de son auditoire n'est pas facho, raciste ou autre.

    Non, il s'est toujours assuré que son auditoire sache que lui n'était pas facho, raciste ou autre.
    En d'autres termes, il a toujours fait en sorte que personne ne puisse se dire "c'est dit de manière rigolote, mais dans le fond, il a raison", puisqu'il prenait soin de faire savoir qu'il n'était pas d'accord avec le fond et qu'il considérait qu'être d'accord avec le fond était une preuve de stupidité.

    Ici, ce n'est pas le cas du commentaire dont on parle, et c'est exactement ce que je lui reproche.

    Il indique par cette phrase que la présence de ce genre de personne (et de M. LePen en particulier) lui est désagréable et que même lui qui rit de tous n'a plus envie de rire en sa présence.

    Pourquoi ton argument précédent ne s'applique-t-il plus ici dans ce cas ? Au contraire, il ne pouvait pas savoir les convictions de tout son public et pourtant, il riait (et faisait rire) en sa présence.
    Lors des réquisitoires avec LePen, il a fait rire le public, et LePen.

    Donc à mon humble avis il disait, « on peut faire de l'humour sur tout, mais en présence de vous M. LePen, ça ne me ferra pas rire ».

    Oui, c'est bel et bien ce que je dis: la blague n'est plus une blague quand on sait qu'elle fait rire quelqu'un qui prend le fond au sérieux.
    Ici, même si je ne sais rien des convictions de l'auteur, vu qu'aucune précaution n'est prise, je pense que ceux qui trouvent le fond "pas si faux que ça, en fait" ont ri.
    Et comme on ne peut pas rire avec tout le monde et que cette "blague" a surement ravi les gens avec qui je n'aime pas rire, je ne ris pas.

    Il faut noter tout de même que Desproges a dis cette phrase à la radio en présence d'un raciste et ne se gênait pas pour faire des blagues racistes (donc même s'il est possible que je me trompe quant à la portée de ces propos, je ne vois pas comment ton explication peut tenir la route).

    Mon explication est: "on peut faire des blagues racistes pour peu qu'on s'assure qu'il soit clair qu'on considère le fond comme stupide". C'était le cas de Desproges, y compris lorsqu'il faisait des blagues racistes ou lorsqu'il faisait un réquisitoire face à LePen.
    Mais ce n'est pas le cas du commentaire ici.

    Ça c'est de la mauvaise fois, la forme montre très bien que ça en est une.

    La forme permet de voir que c'est sur le ton humoristique, mais ne permet pas de savoir si l'auteur se dit: "c'est rigolo ce que j'ai dit, mais bon, dans le fond, c'est quand même un peu vrai".