Je n'ai pas l'impression qu'un végétarien ait pris soin de parler de son choix sur ce fil que j'ai lu avec intérêt. Alors voilà, je le dis d'entrée de jeu, je mange végétarien depuis maintenant deux ans :-) Pour des raisons superstitieuses et forcément connes comme semble le penser certaines personnes ici. Je ne réponds pas à ce fil pour faire du prosélytisme, il y a pléthores de documents non militants en ligne pour les gens qui souhaitent se faire une opinion sur les bienfaits ou non de consommer de la viande.
Ce qui a été intéressant pendant les deux ans a été la diversité des réactions mon entourage (famille, amis, collègues). J'ai été surpris par la réponse d'un ami que je recevais pour une semaine quand je lui ai demandé ce qu'il préférait comme viande ou poisson afin d'aller faire les courses. Il m'a répondu de ne pas me prendre la tête et de cuisiner comme je le ferai pour moi et que ça ne pourrait pas lui faire de mal après tout. Une autre partie de mon entourage, très sceptique, m'a posée des questions sur mon choix ce qui a amené par la suite d'intéressant débats.
Mais malgré de bonnes réactions, j'ai surtout été surpris par la la violence et l'agressivité gratuite de la plupart des gens. Sans même avoir essayé de me justifier (pourquoi le devrais-je d'ailleurs?) et encore moins avoir essayé de convaincre, on se permet me traiter de chieur, de gonzesse, de PD, d'irresponsable, ... Je ne compte plus les blagues qui certes m'ont faite sourire la première fois du genre "allez tu veux pas un petit bout de jambon? je sens que tu es pâlichon là." ou "tu ne dois pas aimer manger toi pour refuser les bonnes choses", "tu vas être content, j'ai ramené du saucisson". Au bout de la quarantième fois, on se lasse, surtout quand cela vient des mêmes personnes. Je ne parle pas des regards méprisants. Ellen Degeneres avait annoncé lors d'une interview qu'il lui avait été plus facile d'annoncer son homosexualité que son végétarisme. J'avoue que je ne l'aurais jamais cru il y a quelques années. Surtout n'ayant jamais été victime de discrimination.
Je ne te réponds pas pour me plaindre, je suis très bien dans ma peau et je me moque d'avoir ou non l'approbation des gens sur mon mode de vie.
Je retrouve souvent des peurs, inquiétudes irrationnelles quand on parle de végétarisme. Je me suis amusé plusieurs fois à faire une expérience pas très scientifique mais toute simple: ramener un plat végétarien lors d'un pique-nique. Si j'annonce que mon plat est végétarien, les gens y touche peu ou alors le prennent en entrée et majoritairement par des femmes. Si je ne dis rien, on me demande souvent la recette, et je repars le plat vide. De même la question à savoir si je n'ai pas peur d'être carencé, vient très souvent de personne ayant une alimentation très déséquilibrée.
Je pense que notre mode d'alimentation touche à une part de nous très intime (il n'y a qu'à voir tous les maladies qui y touche comme la boulimie ou l'anorexie) et qu'il est très difficile de le voir remis en question par qui que ce soit: végétarien ou non.
[^] # Re: poussons l'ouverture... des yeux
Posté par René Quirion . En réponse à la dépêche Open Food Facts : que contiennent vraiment nos courses ?. Évalué à 8.
Je n'ai pas l'impression qu'un végétarien ait pris soin de parler de son choix sur ce fil que j'ai lu avec intérêt. Alors voilà, je le dis d'entrée de jeu, je mange végétarien depuis maintenant deux ans :-) Pour des raisons superstitieuses et forcément connes comme semble le penser certaines personnes ici. Je ne réponds pas à ce fil pour faire du prosélytisme, il y a pléthores de documents non militants en ligne pour les gens qui souhaitent se faire une opinion sur les bienfaits ou non de consommer de la viande.
Ce qui a été intéressant pendant les deux ans a été la diversité des réactions mon entourage (famille, amis, collègues). J'ai été surpris par la réponse d'un ami que je recevais pour une semaine quand je lui ai demandé ce qu'il préférait comme viande ou poisson afin d'aller faire les courses. Il m'a répondu de ne pas me prendre la tête et de cuisiner comme je le ferai pour moi et que ça ne pourrait pas lui faire de mal après tout. Une autre partie de mon entourage, très sceptique, m'a posée des questions sur mon choix ce qui a amené par la suite d'intéressant débats.
Mais malgré de bonnes réactions, j'ai surtout été surpris par la la violence et l'agressivité gratuite de la plupart des gens. Sans même avoir essayé de me justifier (pourquoi le devrais-je d'ailleurs?) et encore moins avoir essayé de convaincre, on se permet me traiter de chieur, de gonzesse, de PD, d'irresponsable, ... Je ne compte plus les blagues qui certes m'ont faite sourire la première fois du genre "allez tu veux pas un petit bout de jambon? je sens que tu es pâlichon là." ou "tu ne dois pas aimer manger toi pour refuser les bonnes choses", "tu vas être content, j'ai ramené du saucisson". Au bout de la quarantième fois, on se lasse, surtout quand cela vient des mêmes personnes. Je ne parle pas des regards méprisants. Ellen Degeneres avait annoncé lors d'une interview qu'il lui avait été plus facile d'annoncer son homosexualité que son végétarisme. J'avoue que je ne l'aurais jamais cru il y a quelques années. Surtout n'ayant jamais été victime de discrimination.
Je ne te réponds pas pour me plaindre, je suis très bien dans ma peau et je me moque d'avoir ou non l'approbation des gens sur mon mode de vie.
Je retrouve souvent des peurs, inquiétudes irrationnelles quand on parle de végétarisme. Je me suis amusé plusieurs fois à faire une expérience pas très scientifique mais toute simple: ramener un plat végétarien lors d'un pique-nique. Si j'annonce que mon plat est végétarien, les gens y touche peu ou alors le prennent en entrée et majoritairement par des femmes. Si je ne dis rien, on me demande souvent la recette, et je repars le plat vide. De même la question à savoir si je n'ai pas peur d'être carencé, vient très souvent de personne ayant une alimentation très déséquilibrée.
Je pense que notre mode d'alimentation touche à une part de nous très intime (il n'y a qu'à voir tous les maladies qui y touche comme la boulimie ou l'anorexie) et qu'il est très difficile de le voir remis en question par qui que ce soit: végétarien ou non.